HISTOIRE DE LA PERLE NOIRE ET ARTISANAT POLYNESIEN


 

LA PERLE DE TAHITI

 

Les perles de Tahiti, sont plus connues sous le nom légendaire de "Perles Noires". Elles sont natives des îles des Mers du Sud, et plus précisément, des lagons de Polynésie Française.

Cette huître perlière "Te Ufi" comme la dénommait une légende polynésienne, fut offerte aux humains par le dieu de la paix et de la fertilité "ORO", qui descendait sur terre, chevauchant l’arc-en-ciel. On raconte aussi que c’est par amour, pour la belle princesse de l’île de Bora Bora, qu’il lui fit ce présent.

Plus prosaïquement, elle porte le nom scientifique de Pinctada margaritifera, variété cumingui, dont la coquille fut très recherchée au siècle dernier pour la fabrication de boutons en europe. Cette exploitation donnait lieu alors, à des campagnes de pêche annuelles très intenses dans les lagons des îles Tuamotu et Gambier, 2 des 5 archipels composant la Polynésie Française. On estimait qu’il fallait ouvrir plus de 15 000 huîtres perlières pour trouver une perle fine.

Depuis toujours les Polynésiens plongent pour pêcher la Pinctada, une variété d’huitre dont ils exploitent la nacre. Autrefois exportée pour confectionner des boutons ou des touches d’instruments de musique, la pinctada était très abondante au début du siècle. Elle de plus en rare en milieu naturel

La perle noire était alors renommée pour sa valeur, due notamment à sa rareté et à son utilisation pour les parures impériales ou royales, ce qui la fit qualifier de "Perle des Reines" et de "Reine des Perles". La plus connue de ces perles fines, étant la fameuse perle noire "Azra",

qui constitue le centre d’un collier qui faisait partie des joyaux de la couronne de Russie.

Les différentes couleurs sont naturelles, les gris ou noirs nuancés de reflets divers : argent, bleu, rose, vert, aubergine…. Chaque forme est unique, la perle la plus rare est la ronde parfaite, elle est la plus chère ! D’autres formes sont également très prisées telles que la poire ou le bouton.

Le processus de formation d’une perle résulte de l’introduction d’un corps étranger
à l’intérieur de l’huître(un grain de sable ou de corail, par exemple).
En réaction à cette intrusion, les cellules épithéliales du manteau vont fabriquer de la matière nacrière pour isoler ce corps étranger qui se recouvre progressivement de nacre.
Il se forme alors une perle naturelle dite "perle fine", rarissime.

Pour l’éleveur, il s’agit de reproduire ce mécanisme naturel. La greffe ne dure que quelques secondes.
Elle comporte des risques inhérents à toute opération chirurgicale:
sur 100 huîtres greffées, 25 à 30 ne résistent pas au choc opératoire et 25 à 30 rejettent le nucléus. Sur les 40 restantes, 5 donneront des perles parfaites, soit à peine 2%.

Outre la couleur, le lustre (son éclat brillant) et bien entendu la taille (diamètre) sont des éléments importants de choix L’insertion d’un nucléus. La greffe est l’étape la plus critique au cours de la culture des huîtres perlières.

Des cordes sont suspendues toute l’année à quelques mètres sous l’eau
Une phase d’élevage complémentaire est nécessaire pour atteindre la taille de greffe, (10 cm environ). La coquille de chaque huitre est percée pour être attachée par un nylon le long d’une corde. Les huîtres forment ainsi une sorte de chapelet suspendu à une filière. Cette seconde phase dure de 3 à 12 mois

Nommées de demi perles, "mabe" elles sont obtenues sur la surface interne de la coquille de l’huître par collage sous le manteau d’un noyau semi-sphérique destiné à être recouvert de matière perlière. La formation du mabé nécessite une année d’immersion

 

 

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L’artisanat polynésien

 


Les Polynésiens ont toujours su se montrer habiles à créer les armes, outils, ustensiles, qui leur étaient nécessaires dans les actions de la vie quotidienne.

 

Une activité ancestrale :
 
 
De tout temps, les Polynésiens ont utilisé tous les produits que leur offrait leur environnement : les fibres végétales, le bois, le coquillage, l’os, la pierre et le corail. Il apparaît que, d’une manière innée, ce peuple ait eu le sens du beau : la forme dépouillée, mais efficace de la pirogue, le tatouage, la sculpture, le chant et la gestuelle des danses en sont les preuves toujours visibles.
Il est difficle de faire une liste exhaustives des objets confectionnés et utilisés. En revanche, ils servaient dans la vie de tous les jours, que ce soit pour faire la guerre, chasser, pêcher, confectionner, se soigner, manger ou boire, ou encore dormir, en un mot, pour répondre à tous les besoins, de tous les instants de la vie de ces époques. Certains objets ont traversé les siècles et font encore partie du quotidien des Polynésiens.
Un secteur économique non négligeable

De nos jours, on retrouve cette habileté et cette profusion dans l’artisanat d’art traditionnel des cinq archipels. Il tient une place importante dans l’économie locale, non pas qu’il génère notamment des retombées conséquentes, mais parce qu’il permet d’une part, à une quantité de gens, un appoint financier non négligeable et, d’autre part, la survie de tout un pan de la Culture locale. Il existerait près de 9 000 artisans, non patentés pour la plupart, regroupés dans plus de 800 associations.

 

Une micro économie

Cet artisanat traditionnel est un fort vecteur d’une économie familiale, très populaire et répandue dans la société polynésienne de notre époque : on en voit la production partout, et, ce sont souvent de très belles choses. Toutefois, il reste difficile de donner une idée précise du poids financier de ces artisans et de leur secteur. Aucun chiffre ne permet de refléter l’exacte vérité de l’impact de cette micro économie dans les secteurs productifs locaux. Pourtant, beaucoup de familles vivent de l’artisanat et prospèrent.
Une identité culturelle propre
Les Polynésiens peuvent distinguer l’origine de telle ou telle pièce artisanale, qu’il s’agisse d’une sculpture marquisienne, d’un tiki ou d’un tapa, étoffe végétale. Chaque archipel a sa spécialité, aussi, on sait d’une manière générale qu’une pirogue à voile vient de Bora Bora, qu’un chapeau en niau est des Australes et que les colliers en coquillages sont fabriqués dans les Tuamotu.
 
 
Les patchwork  :

Cependant, certains artisanats sont reproduits dans diverses îles. A Tahiti dans l’archipel de la Société, les mamas confectionnent des tifaifai, qui est le patchwork polynésien. Cet art traditionnel est également pratiqué à Rurutu dans l’archipel des Australes. Ce sont les femmes des missionnaires anglais qui amenèrent cette habitude de confectionner les couvre-lits, de bouts de tissus récupérés, rassemblés en patchwork.
Aujourd’hui, cette technique d’assemblage fait partie du patrimoine culturel polynésien. Ces pièces uniques sont cousus à la main et se déclinent à l’infini sur des thèmes simples de l’environnement de tous les jours : les fruits , les plantes , la mer et les animaux. Il y a même des concours du plus beau tifaifai, et la "bataille" est rude entre les mamas…
 
 
La nacre :
 
 
       
 
 
De mémoire d’hommes, les Polynésiens ont toujours travaillé la nacre depuis qu’ils l’ont décourverte. Ils fabriquaient des hameçons, des outils à râper, à couper, des aiguilles et des éléments de décorations vestimentaires.
Aujourd’hui, la sculpture sur nacre a atteint des degrés de finesse et de beauté intéressantes. Par ailleurs, depuis une vingtaine d’années, la sculpture en générale connaît un essor et une reconnaissance identitaire en Polynésie française. Pour répondre à cette demande, le Centre des Métiers d’Art de Pape’ete propose des formations en sculpture sur bois et sur nacre. Les stagiaires apprennent égelement à travailler l’os et la pierre.
 
 
Le tressage  :
 
Tout comme la sculpture, le tressage occupe une place particulièrement importante, non seulement dans l’artisanat pour sa commercialisation, mais également dans la vie de tous les jours. Dans les îles Australes, les mamas racontent que c’est la déesse de leur archipel qui leur a transmis l’art du tressage, typique de ces îles. Depuis des temps immémoriaux, cet art traditionnel est transmis de mère en fille, sur le bout des doigts.
On retrouve une quantité d’objets usuels dans la vie de tous les jours. Les sols des maisons sont parés de nattes et de tapis tressés. Coiffées d’un chapeau, les mamas polynésiennes vont faire leurs courses au marché avec des paniers.
Ces objets sont principalement fabriqués en matériaux végétaux dont les plus exploités sont les palmes de cocotier et le pandanus, qui sont moins chers et permettent d’obtenir des finitions originales. Les Polynésiens utilisent également le bambou et le summum, qui sont plus difficile à travailler.
 
 
 
  
 
 
 
 
 
Des aides et formations

Cet artisanat a pris une telle ampleur que le gouvernement a décidé des mesures de soutien, surtout en direction des jeunes, par la formation, le développement des filières, la création d’entreprises et l’aide à la commercialisation. Ainsi, les taxes des patentes sont supprimées, des ateliers-relais, au nombre de 46 en 2000, sont mis à disposition qui accueillent les jeunes projets.
Ces aides comprennent également les formations d’appui, en matière de gestion, d’initiation aux techniques de vente et aux langues étrangères, ainsi qu’un soutien logistique lors de la participation aux manifestations artisanales, tant sur le territoire qu’à l’étranger.
Les jeunes Polynésiens peuvent s’initier et apprendre les techniques du tressage dans les structures de formations artisanales comme le Centre de Jeunes Adolescents (CJA), les Centre d’Education aux Technologies Adaptées au Développement (CETAD), les Maisons Familiales et Rurales (MFR) qui sont plutôt réservées aux jeunes filles, et le Centre des Métiers d’Art (CMA).
 
 
Les couronnes de fleurs  :
 
 
          
Il est difficile de clore ce dossier sans parler d’une autre grande spécialité locale : la couronne de fleur, et d’une façon générale, la couronne de tête. A Tahiti, par exemple, certains Polynésiens et Polynésiennes portent encore des couronnes de cou et des couronnes de tête. La couronne de tête est devenue un véritable emblème national. Elle est un bijou, au même titre que le collier ou le bracelet en or.
 
 
La couronne de tête  :
 
 
 
 
           

Selon l’inspiration ou le goût, leur confection fera appel à toutes les plantes, feuilles et fleurs du jardin. Le mariage des formes, des couleurs et des odeurs ainsi réunies, fait des couronnes d’une surprenante beauté. Une oeuvre d’art éphémère, star d’un jour, qui fanera le lendemain. Afin de conserver les fleurs, les mamas humidifient les compositions, qu’elles enveloppent dans un papier journal et qu’elles déposent dans le bac à légumes du frigidaire. Le lendemain, les fleurs paraîtront fraîches.
 
Jean-Raymond Bodin , Mayma Vongue le 25 février 2005

 
  
    
Le tifaifai

 

 

                          

Dans de nombreuses maisons polynésiennes, le tifaifai est devenu une pièce maîtresse de la décoration polynésienne.

Patchwork de tissus, tantôt aux motifs géométriques, tantôt orné de fleurs et de feuilles, ses formes et ses couleurs expriment la nature et la vie quotidienne de l’archipel. Il est le fruit de longues heures d’un patient travail de conception, de préparation et de couture.
  

L’histoire du tifaifai remonte au XVIIIème siècle. Le patchwork, plus particulièrement le kilt, est introduit en Polynésie française par les femmes des premiers missionnaires protestants américains, qui l’enseignent d’abord aux femmes de la haute société polynésienne. « Dans la langue polynésienne, le mot tifaifai vient du verbe tifai qui signifie raccommoder, rapiécer », explique Yvonne Bellais, qui a participé à la rédaction technique du seul ouvrage portant sur le tifaifai.
 
Elle se souvient : « lorsque j’étais petite, ma grand-mère me racontait que c’était la femme du pasteur Pratt qui a introduit le patchwork sur l’île de Tubuai. Elle a d’abord appris aux mères et aux grands-mères : les mamas, comment rapiécer les vêtements et utiliser les chutes pour en faire une couverture. Le tissu coûtait cher, il ne fallait donc pas le gaspiller.
Depuis, la technique s’est répandue dans toutes les familles et dans la plupart des îles. On le retrouve dans les divers archipels océaniens, notamment aux îles Cook et à Hawaii, sous des appellations différentes. »

Bien avant l’arrivée des Européens, les Polynésiens fabriquaient un tissu végétal que l’on appelle tapa avec des écorces d’arbre. Lorsque le tapa a été remplacé par le calicot, ils se sont donc naturellement appropriés le patchwork. Au fil des années, le tifaifai est devenu l’un des symboles les plus marquants de l’artisanat polynésien.
 
 
  
 

 

Un cadeau traditionnel

On offre traditionnellement un tifaifai lors de grandes occasions, comme un mariage ou une naissance. Par exemple, à l’occasion de la visite du président de la République sur le territoire en juillet 2003, Bernadette Chirac a reçu un tifaifai en mosaïque, aux ramages géométriques et aux couleurs chatoyantes en cadeau de bienvenu. Il sert à couvrir les oreillers, le lit et parfois à tapisser les murs des maisons.

 

Les motifs

Autrefois, les mamas recherchaient principalement leur inspiration dans la nature. Parmi la multitude de dessins de fruits et de fleurs : ananas, hibiscus, fougères, feuille de l’arbre à pain ainsi que la fameuse tiare Tahiti, emblème de la Polynésie française. Une fois cette technique d’assemblage acquise, les artisans polynésiens ont laissé libre court à leur imagination et à leur créativité.
Les motifs s’enrichissent et on voit apparaître de nouveaux dessins originaux et figuratifs, avec des tatouages polynésiens. Certaines couturières vont jusqu’à raconter leur histoire ou celle de leur île sous différentes coutures.

Il existe deux types de tifaifai en Polynésie :
 
Le tifaifai pû
 
que l’on peut traduire par patchwork en mosaïque et le tifaifai pa’oti ou tifaifai tapiri que l’on traduit par patchwork en applique.

Le tifaifai pû reprend les bases principales du patchwork, qui consiste à l’assemblage de morceaux de tissu de formes et de couleurs différentes. En général, le patchwork en mosaïque est confectionné par un groupe de deux à cinq mamas, et parfois plus. Elles s’activent à coudre des petits morceaux d’étoffe jusqu’à réaliser une couverture aux ramages géométriques, représentant notamment une rose des vents ou des étoiles.

 

Le tifaifai pa’oti ou tifaifai tapiri

Le patchwork en applique est typique à la Polynésie française. Il est également appelé tifaifai pa’oti ou tifaifai tapiri par les mamas polynésienne. Le mot pa’oti signifie « couper » et désigne également une paire de ciseaux. Quant au terme, tapiri, il peut être traduit par « applique ».
 
La réalisation d’un tifaifai s’effectue en quatre étapes : le dessin, la découpe, le bâtissage et la couture. Cette dernière étape est l’opération la plus longue. Tout dépend de la dimension du drap, de la complexité du motif et de la finition, s’il est brodé ou non. Par exemple, une couturière expérimentée mettra en moyenne un mois pour coudre et broder un tifaifai, représentant deux couronnes de tiare Tahiti. En revanche, elle prendra deux semaines pour un ramage avec des ananas.
Il faut toutefois faire attention dans le choix de la matière : éviter les textiles extensibles et ceux qui déteignent au lavage.
L’utilisation d’une machine à coudre peut permettre de gagner du temps, mais la finition se fait toujours à la main. Par ailleurs, les amateurs préfèrent toujours un drap cousu main à un drap cousu à la machine.
De nos jours, par soucis d’économie ou par goût pour la couture, ils préfèrent acheter le tifaifai assemblé et bâti. Il coûtera trois à quatre fois moins cher qu’un produit fini. Monté, il coûte entre 5 000 et 10 000 francs pacifique alors que le prix d’un drap fini varie entre
30 000 et peut atteindre 120 000 francs Pacifique.
 
 
 
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Défendre le tifaifai de Polynésie

L’art du tifaifai a évolué grâce au travail et aux manifestations culturelles organisées chaque année par le ministère de la Culture de l’archipel, le service de l’Artisanat traditionnel et le comité Tahiti i te rima rau. Ces expositions et ces concours permettent de mettre en avant la qualité et le travail des produits polynésiens.

Bien que la confection du tifaifai soit devenue une activité artisanale et commerciale locale, il n’existe pas d’école de couture où l’on enseigne cet Art. Il est surtout transmis de mère en fille, d’une génération à l’autre.
L’association « Te api nui o te tifaifai »
En parallèle à ce renouveau culturel, le tifaifai est menacé par des marchandises importées des pays asiatiques, qui reproduisent les motifs polynésiens et qui sont simplement peints sur un drap. Afin de contrôler la commercialisation et de protéger le « tifaifai polynésien », en janvier 2002, des artisans décident de se rassembler et de créer une association : « Te api nui o te tifaifai », le « renouveau du tifaifai ».
 
Depuis deux ans, de nombreux travaux de réflexions ont été réalisés. « Nous envisageons de créer un label et de permettre à nos artisans de faire breveter leurs dessins. Il est également question d’installer une centrale d’achat et d’harmoniser les prix du tifaifai », explique Béatrice Le Gayic, présidente de l’association. « Notre démarche s’inscrit dans une volonté de lutter contre les tifaifai importés et les contrefaçons, car un tifaifai ne se résume pas à un drap peint. De plus, nous voulons aussi encourager nos « mamas » à valoriser ce savoir-faire en présentant un travail de qualité et en établissant des prix raisonnables. »
 
Pour en savoir plus :
 
A lire : Tifaifai, the Tahitian patchwork, Collection Arts et Traditions, Ministère de l’économie et de l’artisanat de la Polynésie française
Mayma Vongue le 2 février 2005   
 

Publié dans RESSOURCES NATURELLES DE POLYNESIE | 4 Commentaires

MYTHOLOGIE POLYNESIENNE, et ses LEGENDES


 
 
Parlons aujourd’hui de la Mythologie Polynésienne, des croyances qui ont toujours eu  une part importante dans la culture polynésienne et ensuite, nous parlerons des légendes.
 
 
 
Mythologie polynésienne
  

Dans la culture polynésienne, les mythes et légendes occupent une place importante dans la tradition. 

La mythologie Maohi est une forte tradition. D’une île à l’autre, d’un clan à l’autre, les légendes variaient et étaient parfois source de disputes aboutissant à de longues guerres.
Les Polynésiens étaient polythéistes : le principal dieu était Taaroa, le créateur mais il existait aussi des dieux plus secondaires tels que Hiro, dieux des voleurs, Hina, déesse de la lune, Pele, dieu des volcans ou Oro pour lequel des sacrifices humains étaient pratiqués.
Les Polynésiens étaient aussi très superstitieux et craignaient les esprits. Ainsi la couleur rouge tant aimée des Polynésiens d’aujourd’hui avait autrefois le pouvoir de faire fuir les mauvais esprits.
Ses croyances étaient enracinées et rythmaient la vie quotidienne des Polynésiens. Elles posaient les règles sociales, les obligations et les tabous.

 

 

Les Polynésiens étaient également superstitieux et craignaient le courou des esprits. Selon eux, la couleur rouge faisait fuir les mauvais esprits. D’une île à l’autre, une même légende était racontée différemment et pouvait être une source de conflits entre chefferies.
De nombreuses fouilles archéologiques récentes ont permis de découvrir et de faire ressurgir du passé des lieux de cultes comme les marae ainsi que des représentations sculptés : les tikis.
 
 
LES TIKIS

 
 

         

 
Lorsque les explorateurs européens débarquent dans les archipels Polynésiens, ils sont surpris par de petites sculptures en pierre ou en bois. Leur signification et leur appartenance restent encore énigmatiques. Ce dont on est sûr c’est que ces statuettes représentaient des ancêtres divinisés et avaient une fonction religieuse et symbolique.

Les légendes racontent que le tiki serait le créateur de l’homme et que les tahu’a, les sorciers polynésiens, leur attribuaient des pouvoirs, "le mana". Les Polynésiens les vénéraient et les craignaient. Force, beauté et prospérité…
 
Le tiki est également le patron des sculpteurs. Ces derniers lui ont institué des proportions particulières qui selon eux, symboliseraient la force, la beauté et la prospérité. Les caractéristiques principales de ces sculptures se traduisent par un visage triangulaire avec l’absence de cou, les bras collés au corps et les jambes courtes. La tête du tiki symbolise la puissance qu’elle abrite. Ses yeux exprime le savoir et le pouvoir surnaturel. Quant à sa bouche étirée, parfois elle tire sa langue ou montre ses dents, afin de marquer le défi et provoquer l’adversaire.
 
La taille des tiki est variable. On peut trouver des statuettes ainsi que d’immenses sculptures. Le plus grand tiki découvert mesure 2,35 mètres et a été trouvé sur l’île de Hiva Oa, sur le marae d’Oipona dans la baie de Puamau.
Le tiki est généralement posé près d’un marae. Il a également inspiré certains motifs de tatouage. Entre art et religion, les tiki conservent leur secret.
 
Dans ce pays qui a inventé le mot "tabou", les superstitions sont restées vivaces. Esprits malveillants et tikis protecteurs font partie du quotidien.
Tapu : le mot déformé en tabou dans les langues occidentales, a gardé en Polynésie toute sa charge occulte menaçante. "Toucher à ce qui est tapu attire le malheur sur soi et son entourage, explique Tahia, piroguier à Bora Bora. Et l’on peut attraper des maladies terribles" Dans les cinq archipels, cette notion de tabou est omniprésente, aussi bien dans les petits faits de la vie courante que  dans les grandes occasions. Tapu implique non seulement un interdit mais une dévotion à quelqu’un ou quelque chose.
 
Or, détourner ce qui ne vous était pas destiné crée une dysharmonie, passible de châtiment ; Il y a des petits et des grands tapu, dont les effets sont de gravité graduée. Ainsi, le tapu qui frappe certaines plantations et biens privés peut s’assortir de mauvais sorts qui demeurent en suspens jusqu’à l’intervention des trangresseurs sur lesquels ils s’abattent. Pour s’en délivrer, ces derniers auront recours aux professionnels qui promettent désenvoûtement, libération, exorcisme, protection.

Sont extrêmement tapu, les marae, ces lieux de culte anciens où rois et prêtres célébraient les grandes cérémonies à Taaroa, le dieu de la création, à Oro, dieu solaire de la Guerre qui le détrôna, ou à Tane, dieu de la Beauté.
Si la plupart des cérémonies semblent avoir requis la présence d’offrandes propitiatoires, les plus tapu nécessitaient des sacrifices humains. Nul autre que les célébrants ne pouvait y assister, sous peine de mort immédiate.
Or, sur l’île de Tahiti, les maraes les plus sacrés se trouvent dans la partie supérieure des vallées, voire sur les pentes de l’intérieur.
Où, de nos jours, malgré l’ouverture d’une piste, les Polynésiens ne s’aventurent jamais, à l’exception de quelques chasseurs et pêcheurs. Envahies de palmes, de lianes, de fleurs, d’arbustes, les terrasses de ces sites archéologiques, délimitées par de grosses
pierres rondes en lave noire, sont impressionantes. Comment ne pas songer aux tupapau qui rôdent dans les parages ?
 
Ce sont les esprits, pas toujours bienveillants, de ceux qui sont passés dans l’au delà et prennent un malin plaisir à nuire aux vivants. A ne déranger sous aucun prétexte.
Ainsi, aux Marquises, évite t-on encore de passer près des endroits où on faisait
sécher les morts avant de les installer dans des grottes innaccessibles, face à la mer.
La nuit est propice à l’errance de ces tupapau. Aussi, pour les éloigner, garde-t-on  une ampoule ou une bougie allumée jusqu’à l’aube. Et l’on se fige d’épouvante si les cris rauques d’un oiseau de mer, investi par quelque force occulte, viennent se mêler au grondement de l’océan. Mais que la lune se lève ou que le grillon vert se mette à chanter, et le tupapau en déroute regagne le royaume des ombres, tandis que, dans les fare alentour, on respire de soulagement.
Contre ces êtres indésirables, rien ne vaut un tiki protecteur. Statue issue de l’ancien culte maori, il représente une puissance divine.
ll y a des tiki de toutes dimensions, en bois, en pierre, en corail, ou en métal précieux, à porter autour du coup. Certains sont neutres et d’autres "vivants", ces derniers étant chargés en mana.
Le mana peut se définir comme une force, un rayonnement invisible dont tout être humain posède quelques bribes.
Un tiki vivant en est imprégné. Mais son action n’est pas automatiquement positive car il a sa personnalité propre.
Bénéfique à un individu, à une famille, ou à un lieu, le tiki peut se révéler maléfique à d’autres. Si certains, très anciens, ont vu leur mana s’estomper et sont  "morts" ou "assoupis", il en est dont la réputation s’étaye sur le nombre de décès étranges
survenus chez des individus qui les avaient offensés ou changés de place. On reconnaît les tiki vivants au fait que les insectes les fuient systématiquement….
On dit que quelques tahua, les sorciers guérisseurs, connaîtraient encore les rites d’imbibition énergétique des tiki. Ce n’est pas plus incroyable que la marche sur le feu. A la nuit tombée, sur l’esplanade du musée de Tahiti et des îles qui , à Punaauia, domine la plage, plusieurs centaines de personnes se pressent autour d’un tapis de pierres volcaniques disposées sur une dizaine de mètres de long et cinq de large. La chaleur qui s’en exhale est dissuasive, comme les flammes jaillissant entre les pierres.
 
C’est pourtant sur ce brasier que Jacky Graff entraîne à sa suite ses jeunes officiants. Comment reconnaître dans cet impressionnant grand-prêtre couronné de feuilles de ti l’homme que l’on a l’habitude de voir sillonner le boulevard Pomaré sur sa Harley-Davidson ? Trois semaines de retraite et de concentration lui ont permis d’opérer la métamorphose et de guider les pas, d’une foule de fervents et de curieux à travers la fournaise.
Le lendemain matin, on pourra lire dans la dépêche de Tahiti, que trois japonais ont été hospitalisés avec des brûlures aux pieds.
Ils avoueront avoir bu de la bière dans les heures précédant la cérémonie, bravant ainsi le tapu qui avait pourtant été clairement proclamé : devaient s’abstenir de participer les femmes enceintes, celles qui avaient leurs règles et les personnes qui avaient consommé de l’alcool.
Pourquoi l’interdiction aux femmes enceintes ? Elles sont porteuses des êtres les plus sacrés de Polynésie. L’expression "mon enfant" signifiant que si les parents mettent les enfants au monde, ils n’ont aucun droit sur eux. Ils vivent comme ils veulent, couchent chez les uns, mangent chez les autres ; ils sont rois. Qu’une femme se prenne d’affection pour l’enfant d’une autre, celle-ci lui laisse élever avec joie sans pour autant s’en désintéresser. Ainsi se définit la fameuse adoption faa’amu, qui surprend tant en Europe.
Dans la société Maorie, le nouveau-né était on ne peut plus tapu, car il débarquait du po, l’au delà, par le vagin marternel.
Actuellement encore, nul ne laisserait le placenta à l’hôpital. La grand-mère maternelle, celle qui donne le lignage, veille à ce que cette enveloppe prénatale protectrice soit enterrée sur les terres familiales. Puis, à cet endroit, on plante un arbre.

 

(Eve Sivadjian)
 
 
 
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Les marae :
 
 
Les rites étaient célébrés dans des lieux et sur des emplacements bien précis, les maraes. Ces édifices sacrés étaient bâtis à l’air libre, à l’écart des lieux fréquentés. Ils étaient entourés de banian, de aito, de bois de rose et de tamanu, des arbres que les Polynésiens considéraient comme sacrés.
Ils étaient de forme rectangulaire et pavés de pierres ou de corail selon les archipels. Ils peuvent être entourés d’un mur et d’un autel. Ils comprenaient également d’autres constructions comme le "fare tapupa’u", qui accueillait le corps des défunts, et le "fare tahu’a", qui était la maison du prêtre.  
 
 
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Des édifices symboliques

 
 
 
        
 
 

 
Le marae servait à toutes les cérémonies de la vie :
 
l’intronisation, les mariages, les sacrifices ou encore les offrandes. Le cannibalisme, qui se pratiquait dans la Polynésie des temps anciens, était perçu comme un transfert de pouvoir et de la force du guerrier tué vers son vainqueur. Ils symbolisaient également l’appartenance de l’individu à une terre, une famille ou un clan. Il existait des maraes royaux et des maraes familiaux.

 

Les écrits des explorateurs tels que Wallis, Cook et Bougainville permettent d’avoir un aperçu du déroulement et de l’utilisation de ces lieux de cultes polynésiens. En outre, pendant les fêtes du Heiva i Tahiti, chaque année, des reconstitutions de cérémonies sont organisées notamment au marae de Arahurahu dans la commune de Paea. Le marae le plus grand, recensé de nos jours, se trouve sur l’île de Rai’atea. Il s’agit du marae de Taputapuatea.
 
 
Les tahu’a
 
 
 
 

Un rôle religieux et social  :
Les tahu’a sont les prêtres. Ils n’étaient pas tous des officiants religieux. Ils avaient un rôle social bien plus important. Dans la langue polynésienne, "tahu’a" signifie "celui qui sait", "celui qui voit". Il est un personnage, cultivé, initié dans un art dont il appréhendait toutes les subtilités. Il y avait notamment un tahu’a pour naviguer, pour la pêche et pour guérir. Il veillait à l’observation et au respect de toutes les règles de la communauté. On raconte qu’un [tahu’a aurait prédit l’arrivée des Européens plusieurs décennies avant la colonisation.

La colonisation apporte le christianisme…
La religion polynésienne d’antan était stricte et dure. Si bien que lorsque les missionnaires européens arrivèrent sur l’archipel vers la fin du XVIIIème siècle, ils sont parvenus aisément à faire adopter les dieux chrétiens. Les Polynésiens ont donc abandonné leurs croyances et depuis la religion polynésienne est devenue un mythe. Les tahu’a ont perdu leurs privilèges et furent pourchassés pour paganisme.
(Mayma Vongue le 26 février 2005)
 
 
 
 
Légendes polynésiennes :      ICI
 
 
livres à lire dans contes et légendes :
 
 
Contes de Tahiti – Martine Dorra – éditeur : Syros – ISBN : 274-850366-x – année 2005 (publication destinée à la jeunesse) – 4,90 €
 
Légendes tahitiennes – Présentées et traduites par Louise PELTZER – éditeur : Fleuve et flamme (Collection du Conseil International de la langue Française) – Textes bilingues – ISBN : -85319-152-4 – année 1985 – en occasion à 11 €
 
Contes du Pacifique – Henri Gougaud – illustré par Laura Rosano – Editeur Seuil – ISBN : 2-02-030701-4 – année 2000 – 12,95 €

Fa’a’amu, le petit secret de la nuit – R.-M. Galliez et N. Bernier – Edieur : Au Vent des îles – 2004 – ISBN : 2909790371 – 11,40 €

 

La gardienne des tortues, trois histoires de Polynésie – Martine Dorra – Editeur : Syros Jeunesse – 2005 – ISBN : 2-74-850382-1- 4,90 €
 
Les jumeaux du Temehari – Odette Teipoite Marama Frogier, illustrations de Huren – Editeur : Au vent des îles, Tahiti – ISBN : 2-909790-90-8 – 14,50 €
 
 
Taourama et le lagon bleu – J. Teisson – Editeur : Syros Jeunesse – ISBN : 2-748504-55-0 – 4,90 € (roman)   (Maururu Diablo…)
 
 
 
 
QUELQUES MAGNIFIQUES LEGENDES
 

 

    LA CREATION DU FENUA (légende Maquisienne)

Eia i na po omua E pohue a’a Oatea me ta ia vahine o Atanua

Il y a longtemps, longtemps, le soleil brillait sur la mer et il n’y avait pas d’îles.

Y-vivaient en ce temps-là Oatea et sa femme Atanua. Ils n’avaient pas de maison. Puisqu’il n’y avait pas d’îles pour construire les maisons.

Alors Atanua dit à son mari:" On ne peut pas bien vivre sans maison."

Oatea ne répondit pas. Il pensait:" Comment vais-je faire pour construire une maison ?"

Oatea invoqua les Dieux, ses ancêtres.

Un soir, il dit à Atanua:" Cette nuit, je vais construire notre maison. Maintenant je sais comment faire."

Il faisait nuit. La voix d’Oatea s’entendait seule dans le noir. Il dansait et chantait :

"Aka-Oa e, Aka-Nui e, Akaïti e, Aka-Pito e, Aka-Hana e, Haka-tu te Hae."

L’invocation terminée, le travail commença. 

L’emplacement fut choisi : dans le milieu de l’Océan, deux piliers furent dressés (Ua Pou).

Une longue poutre fut placée sur les deux piliers (Hiva Oa).

Alors il fallut assembler les pilliers et la poutre. Le toit devant et le toit arrière, Te ka’ava ao, Te ka’ava tua (Nuku Hiva) ?

La maison fut couverte de feuilles de cocotiers tressées (fatu).

La maison était grande. Il fallait neuf feuilles de cocotiers tressées pour la couvrir dan sa longeur (O Fatuiva).

C’est un long travail de tresser les feuilles de coctier, et de faire de la corde avec de la bourre de coco.

Le temps passe, il passe vite. Oatea travaille, travaille sans s’arrêter.

Soudain, Atanua dit à son mari :" La lumière du jour commence à éclairer à l’horizon du ciel." (O Tahuata).

"Moho, l’oiseau du matin chante déjà" (Mohotani).

Oatea sans s’arrêter répond : " Je termine".

Il me reste à creuser un trou pour mettre le surplus de feuilles et de bourre de coco." (O Ua Huka).

Alors le soleil se lève et illumine l’Océan.  Voici la maison construite par Oatea.

Atanua sa femme s’écria :  Ei, ei, ei, ua ao, (O Eiao).

Ua Pou, Hiva Oa, Nuku Hiva, Fatu Hiva, Mohotani, Tahuata, Ua Huka et Eiao, voici donc les îles Marquises ruisselantes de lumière dans le soleil levant.

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LA DANSE DE L’OISEAU (légende Marquisienne)

 

Dans la vallée de HATIHEU, Tahiatemata la sœur du grand chef des Taipi vient de mourir.

Toute la tribu s’est réunie pour célébrer solennellement les funérailles.

Chacun sait que l’esprit d’un défunt dispose de trois jours pour quitter définitivement son corps. Ce délai est mis à profit pour rappeler tous les plaisirs de la vie.

C’est ainsi que le dernier jour, la belle jeune femme choisit d’exécuter le Hakamanu, la danse de l’oiseau.

La mélopée du chœur des femmes l’accompagne dans ses mouvements.

Les gens de la vallée sont pétrifiés : la grâce et la majesté de Tahiatemata n’ont à leurs yeux jamais été égalées par aucune autre danseuse de la tribu.

Seulement, lorsque la dernière note du Hakamanu s’éteint, l’esprit de la belle s’envole sur un rayon de soleil, ne laissant à l’assistance que son corps qu’il faut maintenant sécher et enduire de " pani " et d’autres huiles odorantes.

Comme toutes les âmes des habitants de la Terre des Hommes, celle de la danseuse part vers le cap " kiukiu ", au levant de l’île de Hiva-Oa.

A ce même moment, dans la baie de " Puama’u ", à Hiva-Oa justement, un jeune pêcheur assis sur un rocher au bord du rivage lance sa ligne et la ramène.

Les vagues viennent se briser sur les galets, et lorsqu’elles repartent vers le large, une image de plus en plus nette se dessine sur le sable aux pieds du pêcheur : elle a la forme humaine !

Alors, à la manière d’un oiseau qui rassemble ses ailes pour son envol, Hi’imoana le pêcheur saisit dans ses bras l’image de sable déposée par la mer

Elle vient toute entière : c’est une femme merveilleuse !

Il la porte à son " ha’e ", la baigne et lui porte les fleurs les plus rares.

Déjà, il sait qu’il l’aime… Bientôt un fils va naître et grandir aux côtés de Hi’imoana et de la femme étrange. Ils vont l’appeler Poena’iki Quelquefois, la mère raconte à son enfant l’histoire de sa famille qui règne à Nuku-Hiva dans la vallée de Hatihe’u, sur le peuple de Taipi.

Poena’iki a dix ans. Curieux de connaître le berceau de ses ancêtres, il décide de se joindre à un parti de jeunes guerriers de Puama’u pour une expédition de chasse à l’homme le long des rivages de la lointaine île rivale.

Hélas, les navigateurs manquent d’expérience.

Ils tournent autour de Nuku-Hiva, abordent au mauvais endroit, se font prendre et manger par les hommes de Hatihe’u. Seul le jeune garçon est épargné ; mais on le jette dans une fosse à " ma ".

Un minuscule orifice, juste assez large pour la bouche et le nez, lui est laissé entre les pierres…

Le pauvre enfant se lamente sans cesse, criant son nom et celui de sa mère avec désespoir.

Un jour, un grand " toa " tend l’oreille aux lamentations du prisonnier et croît reconnaître le nom de la sœur de son chef, morte depuis longtemps . Il courut vers le " hakaiki .

 - " Uhutete, as-tu autorisé quelqu’un à porter le nom de ta sœur défunte ?

- Bien sûr que non ! Pourquoi ?

 - Je l’ai entendu prononcer par le jeune captif. Il prétend que c’est sa mère.

 - C’est impossible ! Qu’on aille le chercher ! "

 Le " toa " exécute l’ordre et amène Poena’iki

 - " Si tu es le fils de cette femme, tu dois reconnaître son corps "

 Deux hommes robustes apportent la pirogue dans laquelle gît le cadavre desseché et le présent à l’enfant. Celui-ci, éperdu, reconnaître sa mère dans la " vaka tupapa’u ".

 - " Alors, dit le chef Uhutete, si cette femme qui à ma connaissance n’a jamais enfanté est ta mère, elle a dû t’enseigner un rite particulièr qu’elle seule était en mesure d’exécuter ". 

Poena’iki ne sait pas ; sa mère ne lui a rien révélé de pareil .On le remet dans la fosse 

Pendant ce temps, à Hiva-Oa, dans la vallée de Puama’u, les parents s’inquiètent du sort de leur fils et le père décide de partir à sa recherche. Alors, Tahiatemata, sentant le moment venu de dévoiler sa vraie nature, raconte :

 - " Je suis une âme errante. Je n’ai pas accepté en son temps d’aller rejoindre les autres " kuhane " dans le " havaiki " des morts ; j’aimais trop la vie ! C’est pour cela que tu m’as trouvé sur la plage. Avant que tu partes chercher notre fils, je vais t’enseigner le ‘hakamanu ". Moi seule en connais les gestes et la grâce qui en est capable de plonger les hommes et les femmes dans le plus grand émerveillement ". C’est ce qu’elle fait.

E t Hi’imoana, plus amoureux que jamais, il part pour l’île de Nuku-Hiva sans savoir qu’il ne reverra plus jamais Tahiatemata vivante. Vaste est l’océan pour l’homme solitaire…

La voile et la pirogue unissent longtemps leurs efforts pour mener le pêcheur jusqu’à la baie de Hatihe’u. Une feuille de " ‘auti " brandie en signe de paix, il arrive devant le " haka’iki ". Uhutete lui présente le corps desséché dans le " vaka tupapa’u " et lui dit :

 - " Tu prétends que ma sœur morte est ta femme. Tu affirmes être le père du prisonnier. Prouves-le ! ".

Hi’imoana, brisé d’émotion mais fort de son secret, demande qu’on le libère son fils et que l’on convoque le femmes qui chantent le " hakamanu ".

A Hatihe’u, sur le grand " tohua " de Hikoku’a, les voix entament la mélopée, et le père exécute avec la justesse et la grâce enseignée par sa femme.la merveilleuse danse de l’oiseau devant l’assistance médusée.

 - " Qu’on apporte à manger à mon neveu et à mon beau-frère ! " parvient seulement à dire Uhutete…

La nuit était maintenant tombée sur la baie de Taiohae. Teikikeuhina, le chef de danse, se leva du " paepae "

Pikivehine, pour rejoindre les tambours et les danseurs qui l’appelaient. Il avait entendu Mokohe la frégate : il allait faire renaître la danse légendaire. De Nuku-Hiva à Ua-Pou, de la pirogue des jeunes guerriers à la pirogue cercueil, entre le monde des vivants et des morts, la danse de l’oiseau c’est la danse de l’amour et de la vie sur la Terre des Hommes….

 

Vocabulaire 

Hatihe’u : une des vallée de Nuku-Hiva

Nuku-Hiva : la capitale des îles Marquises

Haka’iki : Le chef de la tribu

Hakamanu : danse de l’oiseau

Pani : Huile odorante

Puama’u : une des vallées de Hiva-Oa

Ha’e : maison

Ma : une fosse

Toa : Un guerrier

Vaka tupapa’u : une pirogue cerceuil

Tohua : Terrain

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LA LEGENDE DE HAI PUKA ( l’homme poisson )

 

Dans l’immense baie de la vallée de Puamau, sur l’île de Hiva Oa, Hai Puka vivait dans la mer. Il ne sortait jamais de l’océan. De toute façon, personne ne s’en préoccupait. Il était quelqu’un de gentil. Il ressemblait à la fois à un homme et à un poisson.

La seule dans le village de Puamau qui connaissait l’histoire était la plus vieille prêtresse de l’île, Taua Vehine Teumomo, mais elle n’en avait jamais parlé car elle avait toujours su qu’un jour elle aurait besoin de l’aide de Hai Puka.

Or, ce jour était venu. Taua Vehine Teumomo avait une fille très belle que tout le monde appelait Kua. Elle était tombée amoureuse du chef de cette vallée et avait eu un enfant de lui. On l’appela Teiki Ehee Tai. Ils devaient se marier. Malheureusement, une guerre éclata et le grand chef Teiki fut tué lors des combats. Kua était restée inconsolable.

  La vieille Taua Vehine Teumomo ne disait rien, mais le nom de son petit-fils la rendait cette fois sûre qu’un jour elle aurait besoin de Hai Puka. Et ce jour était donc arrivé car, le matin même, Kahu, le chef des guerriers de la vallée voisine, était venu demander en mariage la belle Kua. Et la jeune femme si fière avait refusé. Elle avait déclaré que, tant que son fils serait là, elle ne penserait qu’au père de son enfant.

Durant la nuit, Kahu s’empara de son garçon. Il le jeta dans l’océan.

Le lendemain matin, alors que Kua cherchait en pleurant son fils dans toutes les maisons de la vallée, la vieille avait déjà tout compris et courut vers la plage puis commença à crier : – Hai Puka, Hai Puka ! Elle appela longtemps. La mer se mit à monter et une vague déposa sur la plage l’homme-poisson. Taua Vehine Teumomo lui dit simplement : – Va à la pointe Kiukiu, un enfant est en route vers le havaiki, il faut que tu le ramènes ici. Après, je te dirai tes origines et je te donnerai une mère, une femme et un fils. Fais vite.

Alors, il nagea aussi vite qu’il put vers la pointe ouest de l’île et trouva l’enfant qui dérivait, porté par les courants en direction du havaiki. Il le ramena jusqu’à Puamau.

Sur la plage, Taua Vehine Teumomo n’avait pas bougé. Kua l’avait rejointe, elle se tenait à ses côtés, en sanglots. Hai Puka sortit de l’eau en tenant l’enfant à bout de bras. Kua se précipita pour récupérer son fils puis, en découvrant la laideur de l’homme poisson, elle s’enfuit en courant. Taua Vehine Teumomo parla à Hai Puka et lui demanda de marcher avec elle jusqu’à sa maison.

Le long du chemin, elle lui raconta comment, il y a longtemps, ses parents et toute leur tribu avaient été obligés de s’enfuir de leur vallée et de quitter leur île.

Elle l’emmena non loin de chez elle, juste à côté de la rivière, et lui ordonna de creuser un trou profond et d’y allumer un grand feu. Puis il fallut couvrir ce feu de pierres et attendre qu’elles blanchissent sous la chaleur. L’eau s’est mise à fumer, Taua Vehine Teumomo y jeta des herbes, des feuilles et des fleurs, et demanda à Hai Puka de s’allonger dans ce bain bouillant. Au fur et à mesure, il sentait fondre le corail qui le couvrait, les algues qui s’entrecroisaient se détacher, et les coquillages se décrocher.

Quand la vasque refroidit, un beau jeune homme se releva avec un magnifique sourire. Kua, qui avait suivi toute la scène cachée dans les feuillages, s’approcha, tenant son fils dans les bras. Elle ne dit rien et se précipita vers Hai Puka.

La vieille prêtresse ajouta : – mon fils, tu as aujourd’hui une mère, une femme et un enfant. A toi d’en prendre soin !

Pour la première fois de sa vie, Hai Puka comprit qu’il ne serait jamais plus un homme-poisson et qu’il allait enfin être heureux.

 

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 SUITE DES LEGENDES SUR CES LIENS (à ouvrir, ou à enregistrer)

 LA LEGENDE DE HITIA’A

 - LA LEGENDE DE HINA RURUTU Archipel des Australes

 - LA LEGENDE DE KAE ET DE PUTURUA

 - LA LEGENDE DE L’ARC EN CIEL

 - LA LEGENDE DE L’OISEAU

 - LA LEGENDE DE L’ORIGINE DES CHIENS

 - LA LEGENDE DE LA CHENILLE HITIAA

 - LA LEGENDE DE LA FEMME ENDORMIE DANS LE JARDIN

 - LA LEGENDE DE MONTAGNE PERCEE DE MOOREA

 - LA LEGENDE DE LA NOIX DE COCO

 - LA LEGENDE DE LA TIARE

 - LA LEGENDE DE MAMAO

 - LA LEGENDE DE MOOREA

 - LA LEGENDE DE PAI

 - LA LEGENDE DE PEVA ET DU SOLEIL TE AAMA O PEVA E O RE

 - LA LEGENDE DE PIPIRIMA

 - LA LEGENDE DE PUNA L’ENVAHISSEUR

 - LA LEGENDE DE PUNAAUIA

 - LA LEGENDE DE RAHI (Nouvelle Zélande)

 - LA LEGENDE DE ROY MATTA

 - LA LEGENDE DE RUAHUTU DIEU DE L’OCEAN

 - LA LEGENDE DE TAHITI LE POISSON

 - LA LEGENDE DE TEHEURA HIARAUREA ET TURI

 - LA LEGENDE DE TEMAHURU

 - LA LEGENDE DE TOHIVEA

 - LA LEGENDE DES DAUPHINS

 - LA LEGENDE DES 3 CASCADES

 - LA LEGENDE DU MAIORE

 - LA LEGENDE DU MOKO

 - LA LEGENDE DU MOTU TAPU 

 - LA LEGENDE DU HURU

 - LA MORT DE HIRO

 - MOKOREA UNE LEGENDE DE MAKEMO

   

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LE TO’ERE (instrument à Percussion) ET le TATOUAGE Polynésien “Tattoo”


 

    LE TOERE

 
 
     
    
 
 
Le TOERE est un instrument trés caractéristique de l’orchestre Tahitien. D’apparence simple il est le résultat d’un long travail qui va du choix du bois à la prépartion de l’instrument : c’est une vraie sculpture. La baguette que l’on utilise doit être suffisamment lourde -souvent en Aito- pour faciliter les roulements et les enchaînements rapides. Dans l’orchestre, le toere occupe la place de chef : pahe,  toma , solos…
  
 
Cliquer sur ce Toere à gauche Pour écouter ses magnifiques sons
 

 
 Originaire des îles Cook, le "toere" est l’instrument de percussion polynésien par excellence.
Il n’y a cependant pas plus simple comme instrument !
C’est un tambour sans membrane, taillé dans une simple bille de bois de "ati"(le fameux tamanu), de "miro" (bois de rose) ou encore de "pou".
Sa fabrication artisanale demande une bonne maitrise du travail du bois associée à "une bonne oreille".
 
Il existe plusieurs sortes de "toere" . 
 
Nous retiendrons le "toere hoe" qui est posé debout et avec lequel on joue avec une seule baguette et le "tairi piti" qui est posé horizotalement et qu’on utilise avec deux baguettes.
Bien que "rustique", le "toere" n’en est pas moins un instrument riche en sonorités.

 

 

 

 

   
Jolie démonstration de Toere… entre autre

 

Une précision très importante qui provient de notre ami Teina, n’oubliez pas d’aller voir son blog au passage, il est spectaculaire.

 

-  la baguette qui est utilisée pour taper sur le Toere est choisie (le Aïto) parceque c’est un bois dur… à force de taper sur un Toere, un autre bois ne tiendrait pas le coup…
-  dans un orchestre, la place du chef c’est le "ARATA’i"… celui qui commande, (souvent il joue au Toere)… le TOMA ou le PAHAE etc… sont des noms de PEHE (rythmes)…
- la facon de taper sur un TOERE ne veut pas dire que l’on utilise un TOERE différent…il existe un seul TOERE, mais de sons (ou de bois) très différents les uns des autres.
 
Il existe 5 façons de taper sur un TOERE :  le "ta’iri mua" le "ta’iri muri"  le "arata’i", le "oro oro",  le" ta hape hape". La façon de taper le TOERE avec 2 baguettes, ce sont nos amis des Samoa etc…. qui le pratiquent.. ou pour jouer le PEHE du KAVA…
 
 
 

 
Comment se fabrique un Toere ?   ICI 
 
 
Voici une liste des instuments traditionnels du monde entier, dont : le toere  ICI
 
 
Et un autre lien très intéressant publié par un de mes amis, "les instruments des îles ":    ICI
 
 
 
 
Une vidéo FIRE DANSE           ICI 
 
 
 

                                                                                                                 

 

 

 

 
 
 
LE TATOUAGE EN POLYNESIE "TATTOO"
 
 
 
 
 
    
 
 

    

  

 
  

    

  

 
    
 
 
Une autre superbe vidéo de RFO sur cette page :     ICI
 
Et une autre des Samoas sur cette page :   ICI
 
 
 
 
Histoire du tatouage :  
 
  
 
 
La preuve la plus ancienne du tatouage dans le Pacifique apparaît sous la forme d’une poterie vieille de 3000 ans. "Le visage de Lapita" montre des inscriptions dentelées sur le nez, les joues et le front, suggestif de la technique de l’application du tattoo.
 
Le tatouage indiquait souvent une appartenance à un rang social élevé. Il revêtait un caractère symbolique relatif au sacré et au surnaturel, à l’acceptation d’un individu à une communauté (le passage de l’adolescence à l’âge adulte par exemple) et à la fécondité. Il pouvait être réservé à des héros, souvent guerriers particulièrement valeureux. Le tatouage était toujours valorisant pour la personne qui était apte à recevoir ce privilège. 
   
Celui ou celle qui en était recouvert se distinguait donc facilement grâce à cette forme d’ornement du corps. Ainsi le corps pouvait être recouvert presque entièrement. 
 
 ICI    (Vidéo sur l’importance du tatouage dans la société Marquisienne pré-européenne, tant xsur le plan religieux que sur son rôle social)
 
 
  
      

       
 
 
 
   
 Les motifs utilisés de façon symbolique faisaient souvent référence aux éléments naturels ( soleil, lune, végétation, animaux, points cardinaux, comètes, figures humaines) ou à de simples  figures géométriques ; ils pouvaient également évoquer la vie sociale : les combats, les armes de guerre, les sacrifices humains.  Selon la tradition, les hommes étaient abondamment tatoués, alors que les femmes préféraient des tatouages plus localisés intéressant les parties charnues de leur personne.  
 


  

Traditionnellement, le tatouage était réservé aux classes supérieures. Cette pratique était liée au désir de renforcer le pouvoir de la fécondité, les liens avec le surnaturel, et plus que tout, cela revêtait un caractère sacré.  
   
 Hommes et femmes portaient des tatouages sur diverses parties du corps ; la différenciation sociale était soulignée par des signes correspondant à chaque classe sociale, sous le contrôle vigilant des chefs :  quand un initié se voyait reconnaître de nouveaux mérites, il pouvait ajouter de nouveaux tatouages aux précédents. Les femmes étaient moins ornées, mais les dessins étaient plus élégants et mieux exécutés parce qu’ils étaient considérés comme une parure.  
   
En revanche les hommes avaient souvent tout le corps couvert de tatouages. Seul le visage était respecté, à l’exception de quelques guerriers ou prêtres qui portaient parfois une emblème particulière sur le front et les lèvres.  
   
Chez les Marquisiens, il recouvrait entièrement le corps et la face. Les femmes étaient tatouées sur les hanches et sur les fesses, avec quelques motifs sur les mains et les chevilles. Dans les îles de la Société, les motifs se limitaient à la partie inférieure du corps, et chez les femmes, aux poignets et aux jambes. 
   
 Il existait une incroyable variété de motifs. Les chefs pouvaient avoir une multitude de tatouages sur leur corps et ceux-ci pouvaient évoquer une entreprise guerrière ou un évènement important.  
   
 Il existe plusieurs types de tatouage : les tatouages destinés aux dieux, aux prêtres et aux chefs, héréditaires et réservés à leurs descendants ; les tatouages de type Hui A ri’i , Arioi’i , réservé aux chefs (hommes et femmes) ; les tatouages de type Hui To’a , Hui Ra’atira , To’ai , pour les chefs de guerre, les guerriers, les danseurs, les rameurs, etc. ; le type Manahune , pour les personnes sans généalogie ou sans ascendance héréditaire notable.  
 Le tatouage a rapidement disparu avec l’arrivée des missionnaires. Les différents motifs et planches de personnages tatoués et autres relevés nous sont parvenus grâce notamment au peintre anglais Sydney Parkinson et à l’allemand Von Den Steiner. Aujour’hui le tatouage connait un renouveau notoire dans la société Polynésienne.
 
 
Un rôle social en Polynésie

 
Les Polynésiens cultivent et développent depuis toujours l’art du tatouage, qui fait partie intégrante de la société. Autrefois, les inscriptions permettaient de définir le rang social de la personne qui les portaient, homme ou femme. Elles permettaient à chaque individu de définir son appartenance à un clan et de se reconnaître entre différents groupes. Tous se devaient d’avoir au moins un tatouage sur le corps.
 
Les enfants étaient tatoués pour symboliser leur entrée dans la communauté. En fonction du rôle social de chacun, de sa région d’origine, les tatouages variaient dans leur forme et la partie du corps sur laquelle ils s’inscrivaient avait aussi un sens. Aux îles de la Société par exemple, les individus pouvaient se faire tatouer aussi bien les mains, que les pieds, les jambes, les fesses, la langue ou plus rarement du visage.
 
Considéré comme un ornement, le marquage corporel est également un moyen de renforcer la fécondité dans les croyances ancestrales. Même s’il n’a aucune dimension religieuse, le tatouage peut également faire office de talisman. Par ailleurs, lorsqu’un homme fait preuve de courage dans ses actions, avec le tatouage, le souvenir de son exploit reste à jamais gravé sur sa peau. Les femmes, se font fréquemment tatouées des bagues et des bracelets ineffaçables. Le tatouage prend alors une valeur esthétique.
 
La cérémonie du tatouage
 
En Polynésie, l’acte de tatouage n’est pas anodin et doit se faire selon des rites particuliers et dans un lieu qui lui est propre. L’opération est effectuée par un maître tatoueur sollicité pour son savoir faire. Les deux parties s’entendent au préalable sur le tarif à appliquer.
 
Une fois les négociations terminées, le maître tatoueur et le futur tatoué se préparent minutieusement, à la fois physiquement et moralement pour cet événement qui a là une valeur initiatique. A l’aide de ses outils à base d’os, de nacre ou d’émail le maître tatoueur opère sur son client. Le tatouage étant une pratique nécessitant du courage pour celui qui le sollicite, le client se doit de supporter stoïquement la douleur.
Il choisit un motif qui sera inscrit sur sa peau. Après avoir poinçonné le motif demandé, le maître tatoueur le colore avec un mélange de monoï et de noix de bancoul. L’encre obtenue est noire, elle prend une teinture bleutée sous la peau de l’être humain. Une fois le marquage effectué, les motifs indélébiles accompagneront le porteur toute sa vie.
Un symbole de richesse
Dans les temps anciens, les Polynésiens payaient leurs tatouages par le produit de leur travail. Ils troquaient ce qu’ils possédaient. Il pouvait s’agir de poisson, de fruits, de tissus, d’armes ou encore d’outils. Plus le nombre de tatouages était élevés, plus on pouvait supposer que le porteur de ces ornements était riche, ce qui augmentait son prestige.
La société se hiérarchisait alors sur ces règles, les plus riches, les rois et les chefs, sont les plus tatoués et inversement, les personnes les plus déshéritées n’étaient pas en mesure de s’offrir un tel luxe.
 
Un gage de virilité
La volonté de se faire tatouer implique donc une faculté à supporter la souffrance. L’ornement cutané devient alors synonyme de capacité de résistance à la douleur. Chez l’homme polynésien, le tatouage symbolise aussi la beauté et par conséquent son pouvoir d’attraction sur le sexe opposé. Un homme non tatoué était autrefois considéré comme laid froussard et pauvre, il ne pouvait prétendre épouser ni même approcher une femme.
 
Interdiction du rite païen
Considéré comme un rite païen par les missionnaires européens lors de leur arrivée sur l’archipel, le tatouage est interdit et réprimé à partir 1819 à Tahiti. Il disparaîtra complètement à Tahiti pour ressurgir un siècle plus tard. Les îles Marquises et leur voisine la Nouvelle Zélande ne renonceront jamais à cette pratique.
 
 

   
Ses autres vidéos   

 

 
 
 
Chez les Maoris:
 

Distinction sociale, les tatouages servaient aussi de "camouflage" aux guerriers dont l’aspect devait terroriser l’adversaire. Mais leur fonction première, était d’ôter peu à peu à la personne humaine son caractère
sacré, la nudité étant l’apanage divin. Ainsi, le nouveau-né, arrivé nu de l’au delà et frappé de tabou en tant que personne divine, était-il soumis au fil des ans à un rituel "humanisant", pour le protéger et le
désactiver à la fois. A l’adolescence, les tatouages montaient aux cuisses et, à l’âge adulte, envahissaient le corps entier. A la mort, les femmes considérées comme intermédiaires entre la vie et l’au delà, grattaient les tatouages pour libérer les défunts de leur peau humaine et les réintroduire dans le monde des dieux.

 
 
 
 
Pour terminer, voici deux liens où vous pourrez admirer les plus beaux tatouages que j’ai trouvé sur le net sous forme de slides show. Bonne visite à vous !
 

Liens intéressants se rapportant au tatouage :
 

 
 
Un magnifique site de Bernard LOMPRE      ICI    et      ICI
 
ET celui de MANA’O TATTOO    ICI
 
 
 
            
 
              

 
 
 
     
 
 
Visite des  TATTOOS Slides       ICI   et    ICI
 
 
  
 
  

   
 
 
  
 
 
                                      
 
 
 

 

 
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LES MAORIS LE HAKA ET LE RUGBY (un peuple méconnu, une culture ancestrale)


                     

 
 
 
 
HAKA ET MAORIS…… SI VOUS VOULEZ EN SAVOIR UN PEU PLUS SUR LEUR MAGNIFIQUE CULTURE
 
 

 

 

           

 

 
Les textes qui suivent m’ont été donnés généreusement après avoir déposé maladroitement une page sur le thème du Haka, page qui mimait assez mal les gestes des maoris durant leur haka. Petit billet que je pensais humoristique (avec mon esprit d’européenne) et qui par ce biais, a débouché sur ces formidables explications que voici….
 
 
 
 
          
 
 
 ————————————
 
Voici un portrait extrêmement réaliste d’un chef maori peint par Charles Frederick GOLDIE, un des artistes néo-zélandais les plus talentueux de son temps ( fin XIXème, début XXème).

Sur son visage, on peut admirer la qualité artistique des " tamukos ", tatouages gravés dans la peau selon une technique bien particulière : la chair était creusée à l’aide d’un bec de jeune albatros avec comme seul exutoire à la douleur des chants sacrés interprétés par les membres de la famille et … une bone dose de courage ! Chacun de ces traits bleus incrustés dans la peau possède une signification bien particulière (acquisition d’un nouveau savoir, maîtrise de la fabrication d’armes ou d’outils, réalisation d’un acte de bravoure … ) qui témoigne de l’aura spirituelle de son propriétaire, lui conférant à coup sûr les faveurs particulières de la gente féminine.

 

 
 
 
 

          
 
 
 
 
 
  Cliquez    ICI    
 
 (4 superbes vidéos qui vous montrent ce formidable peuple, leurs danses, le haka ……)
 
 
 
Sans Maori, pas de haka, puisque l’un d’entre eux doit obligatoirement conduire la danse. (Il est même arrivé de faire appel à un Maori remplaçant le temps d’un haka) Sinon, la magie noire cesse.
Le haka est un rite de la culture maori qui peut exprimer la joie, la colère, le désir de vengeance. Comme disent les anciens : Kia korero te katoa o te tinana, le corps tout entier doit s’exprimer.
Ainsi, chaque geste, chaque expression porte un nom bien spécifique. Le pukana, par exemple, est traduit par des yeux exhorbités, rivés dans ceux de l’adversaire.
 
Le whetero correspond au mouvement de la langue, utilisé seulement par les hommes.
Le ngangahu est similaire au pukana, mais ce dernier est pratiqué par les deux sexes.
Enfin, le potete (interdit aux hommes) est l’art de cligner des yeux à différents moments de la danse.
 
 

           

 

                    

 

 

         
haka – explication

 

 
 
 
 
 
Le saviez-vous ?      
 
 

Te Rauparaha, qui a donné son nom au haka des All Blacks, fut un grand guerrier maori, chef de la tribu Ngati-Toa (né vers 1768, décédé en 1849). L’histoire raconte que, pour échapper à des ennemis, Te Rauparaha s’est caché dans une fosse sur les conseils d’un chef de tribu alliée.
 

 
 
Ci-dessous, les spectaculaires équipes de Ruggby :

 

VIDEO 1 :          "ICI"
 
VIDEO 2          "ICI"
 
 
 
et ce lien très complet :   ICI
 
 
Autres explications sur la technique des Poï, leur origine :   ICI 
 
 
 
 Les paroles du haka évoquent l’angoisse de Te Rauparaha (C’est la mort ! C’est la mort !) puis son soulagement, une fois les ennemis partis (C’est la vie ! C’est la vie !). Quant à "l’homme poilu qui est allé chercher le soleil", la légende veut que ce soit Te Wharerangi, le chef de tribu, particulièrement velu, qui a aidé Te Rauparaha à quitter l’ombre de la fosse pour le soleil du jour. Pour le remercier, Te Rauparaha aurait dansé et chanté.
Littéralement, le terme "haka" veut dire "danse" quelle qu’elle soit.
Il y avait de nombreuses sortes de haka à l’époque pré-européenne, selon les occasions. Il y avait des hakas de chant et de joie, et des hakas de guerre, hakas de "utu", (vengeance) qu’on dansait avant de partir à la bataille.
 
Les hakas de guerre étaient de deux types :
 
Celui qu’on dansait sans arme, généralement pour exprimer des sentiments personnels ou collectifs, et qui était le "haka taparahi", et celui qu’on dansait avec les armes, le "haka peruperu".
 
On dansait le "haka peruperu", traditionnellement, avant de partir à la bataille, avec les armes utilisées pour faire la guerre.
C’était une façon d’invoquer le dieu de la guerre, et d’avertir l’ennemi du sort qui l’attendait. Ce haka était dansé avec des expressions féroces du visage – grimaces, langue tirée, yeux exorbités, grognements et cris, en agitant les armes de guerre.
Le guerrier qui menait le "taua" – peloton de guerre – se plaçait au centre du groupe pour crier :
 
"Tika tonu mai
Tika tonu mai
Ki ahau e noho nei
Tika tonu mai I a hei ha ! "
Ce qui signifie :
"Venez par ici, venez vers moi

         A cet endroit où je suis maintenant         
Venez directement par ici
I a hei ha !"
 
 
          

 
 
 
 
 
 
 
 
A cet appel, les guerriers se préparaient pour le haka "peruperu", pendant lequel ils étaient inspectés minutieusement par les anciens. Si le haka n’était pas dansé en synchronisation totale, cela pouvait être considéré comme un présage de désastre pour la bataille à venir.
Le haka était exécuté en guise de défi à l’ennemi.
 
Les guerriers fixaient leurs yeux sur ceux des ennemis. Parfois on insistait sur un geste particulier, comme un mouvement du bras mimant celui d’une hache, pour prévenir l’opposant du sort qui l’attendait.
Très souvent, les guerriers partaient en guerre nus, mis à part, à la taille, une ceinture en lin servant à accrocher de petits gourdins.
Le haka pouvait aussi être utilisé pour de grandes festivités, ou pour souhaiter une bienvenue spéciale à un invité de marque. Un haka pouvait aussi exprimer des griefs, ou, dans les temps anciens, être une prière adressée à l’un des dieux Māoris.
Aujourd’hui, c’est souvent le haka de "Te Rauparaha" qui accompagne habituellement toutes les manifestations culturelles ou sportives, comme les matchs de rugby.
 
 
                                                
 
                                                     
 
 
 

 

 
Venons-en à présent au Rugby, sport que les lecteurs masculins idôlatrent souvent mais… saviez vous cela ?
 
 
Entre les gangs, les matchs de rugby ont remplacé les anciennes guerres tribales.
En fin de match, les deux camps adverses effectuent un "hongi", ce salut traditionnel où l’on se frotte mutuellement le nez.
Dans l’hémisphère Sud, notamment dans les îles cousines de Nouvelle-Zélande, Tonga et Samoa, le rugby est très violent. Dans l’archipel, ce sport de contact sert d’exutoire aux éternelles bagarres de rue.

Vous connaissez bien sûr ces paroles au moment du Haka lors d’un début de Match de Rugby, mais … parlons un peu de ces équipes :
 

 

KAMATE KAMATE KA ORA KA ORA KA MATE KA MATE KA ORA KA ORA TENEI TE TANGATA PUHURUHURU NANA I TIKI MAI WHAKAWHITI TE RA

C’EST LA MORT C’EST LA MORT C’EST LA VIE C’EST LA VIE C’EST LA MORT C’EST LA MORT  C’EST LA VIE C’EST LA VIE VOICI L’HOMME AU DESSUS DE MOI
QUI ME DONNE LA FORCE DE VIVRE            
 
 
 
 
 
 
 
Le rugby est arrivé avec les britanniques. Les soldats et les marins de l’armée royale ont commencé à jouer au ballon ovale dès leur installation aux antipodes. Ce sport, très populaire dans les écoles privées d’Angleterre, a tout  de suite séduit les fermiers et les ouvriers venus chercher fortune à l’autre bout du monde.
En Australie, les émigrants issus de la classe ouvrière préféraient le jeu à XIII, qui est aujourd’hui encore plus populaire que le Rugby à XV car les colons venant d’Irlande se refusaient à pratiquer un sport "trop anglais".
En Nouvelle Zélande ce ne fut pas le cas : le Rugby a connu un sucès immédiat car il a été adopté par toutes les couches sociales de la population.
A la différence de la Grande Bretagne,  la société Néo-Zélandaise est très égalitaire. Ce sport était joué à la fois dans les écoles privées et dans les établissements publics.
Les maoris n’ont jamais  rechigné à adopter le Sport importé par les colons.
Ce jeu convenait à leur physique puissant et rapide. Sur le terrain, on joue aussi pour défendre les couleurs de son club et l’image de son village.
Ces valeurs sont très importantes pour les maoris qui sont issus d’une culture tribale. L’intérêt des indigènes pour le rugby n’a jamais dérangé les émigrants.
Bien au contraire, pour l’ensemble des Néo-Zélandais, Maoris et Pakehas inclus, jouer et s’intéresser au rugby était le dénominateur commun que les joueurs et les supporters pouvaient partager.
Ce sujet permettait de tisser des liens dans les conversations et a contribué au mélange des races. 
 
La première équipe Néo-Zélandaise qui a disputé une rencontre à l’étranger en 1884 contre la Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, comportait deux Maoris, Jack Taiaroa et Joe Warbrick.
Le premier capitaine de l’histoire de l’équipe nationale, en 1893, était également un indigène. Le courage des soldats maoris dans la Somme, pendant la première guerre mondiale a également fait comprendre à de nombreux Néo-Zélandais que ces hommes avaient les qualités nécessaires pour devenir de très bons joueurs de rugby.
Pourtant, il ne fut pas toujours question d’intégration.
 
Frappées par les maladies et voyant leurs terres confisquées par la Couronne, de nombreuses communautés ont pensé que le meilleur moyen de sauver leur culture était de créer des clubs indigènes.
 
La première équipe Maorie est née dès 1884. Quatre ans plus tard, la Native Team effectuait une tournée en Grande Bretagne. Cet exemple a depuis été suivi par d’autres minorités  et le club de la Welington Samoan Rugby Football Union accueille tous les joueurs qui peuvent prouver leurs origines samoanes.
Il a été crée en 1972 pour permettre aux amateurs qui n’ont pas été sélectionnés par les meilleures équipes du pays  pour démontrer leurs qualités aux recruteurs qui assistent parfois à leurs rencontres.
Dans la capitale, des associations de ce type ont été formées pour des sportifs originaires de Tokelau, Tonga, Fidji et des îles Cook. A Auckland, plusieurs clubs acceptent uniquement les membres dont la famile est issue d’un seul et même village aux Samoas.
Ces équipes n’ont aucun mal à compléter leurs effectifs.
 
La Nouvelle Zélande abrite près de cent quinze mille Samoans et 90 % des enfants jouent au rugby. Les Islanders sont nés pour pratiquer ce sport.
Les Polynésiens ont des particularités génétiques différentes de celles des Européens, leur vitesse, leur force et leur détente sont tout bonnement incroyables. Leur corpulence
imposante, acquise dès le plus jeune âge, leur donne également un très net avantage sur les adolescents d’origine européenne.
On peut parfois trouver des enfants de 7 ans pesant déjà 80 kgs, et qui jouent de ce fait, avec des enfants de 10 ou 11 ans. Dans un club de Wellington, un Polynésien âgé de 12 ans
viendrait, lui, d’atteindre 110 kgs. Ces physiques impressionnants commencent à poser quelques problèmes.
Les jeunes Pakehas en ont vite assez de se faire massacrer sur les terrains par des gars trois fois plus gros qu’eux. Les mères de famille n’osent plus encourager leurs petits à jouer au rugby.
Ils se détournent de ce sport pour des activités moins brutales, comme le football ou le ski. Dans la seule ville de Wellington, 10 clubs ont disparu ces 3 dernières années.

 
La capitale compte aujourd’hui 136 équipes séniors contre 170 en 1996.
Le phénomène a pris une telle ampleur que les Kiwis ont inventé l’expression la "fuite des blancs". Le nombre des Maoris dans les équipes de tout 1er niveau est aussi en chute libre.
La décision de choisir le Samoan Tana Umaga pour diriger le haka face au XV de France était due à l’absence d’indigènes parmi la sélection des All Blacks.
 
 
 
 Petit clin d’oeil à une personne qui se reconnaîtra…. ( A small wink for one person which will recognize… with all my frienship   )
DIFFERENTES ARMES MAORIS             
 
 
 
 
Taiaha "lance"

Il y en avait de 3 sortes,  longues :
- Pouwhatewha,massues (environ 1,50 m)
-Tewhatewha, une lame à une extrémité, et une pointe acérée de l’autre.
Elles faisaient double usage. Le maniement de ces armes était un art…

Il en existait également de 3 sortes  :
- Mere (patu de jade), de massues courtes (patuKotiate)
 
 
 
 
 
Wahaika

Les extrémités spatulées de ses massues s’amincissaient en un tranchant aigu. Par un trou pratiqué dans le manche, on glissait une lanière de peau de chien que l’on nouait de façon à former une boucle. Elles servaient dans les combats au corps à corps, où  l’on n’avait pas le temps de frapper avec une longue massue. La technique consistait à porter d’abord un coup rapide à la tempe, au cou ou aux cotes de l’adversaire avec l’extrémité pointue de l’arme et, quand il tombait, à l’achever en le frappant à la nuque avec l’autre extrémité.

 
 
 (TAIAHA)

 
 
 
Les massue Maories courtes (ainsi que leurs ancêtres de la Polynésie orientale) sont uniques par leurs forme et parce qu’elles étaient conçues non pour frapper de haut en bas comme les autres massues, mais pour porter des coups en avant…
Les coups portés avec les massues longues étaient brefs et rapides, afin que l’arme puisse être ramenée à temps pour protéger le corps. Les grands coups balancés qui, lorsqu’on manquait sa cible, ne permettaient pas de ramener l’arme à temps, étaient condamnés.

 
Quand le guerrier s’avançait vers son adverssaire en combat singulier, il tenait sa longue massue verticalement devant lui, la lame tournée vers le haut et la pointe vers le bas, la main droite placée au-dessus de la main gauche. La massue était inclinée à droite ou à gauche suivant les mouvements du corp, prête à parer à tous les coups. Se déplaçant par petits bonds rapides, avançant alternativement un pied, puis l’autre, à l’atterrissage, en tournant autour de l’autre, cherchant une ouverture.
Les coups portés de haut en bas avec la lame étaient appelés whitipu, les coups portés avec la pointe, de bas en haut whakarehu. Ces derniers étaient généralement des feintes visant à distraire l’attention de l’adverssaire avant de lui porter un coup de whitipu à la tête.
Pendant le combat, il était recommandé de surveiller non pas les yeux de l’adverssaire, mais ses gros orteils.

Les feintes venaient des coudes : on pouvait deviner que c’était des feintes au fait que les pieds ne prenaient pas appui fermement sur le sol. Les vrais coups partaient des épaules : le gonflement du muscle deltoïde trahissait l’adverssaire "ses orteils s’agrippaient à la terre".
On imagine toute cette concentration que les garçons Maori apprenaient trés jeunes pour manier les différents types de massues.
 
 
Dicton Maori
 
" Les oiseaux dorment en paix sur les branches des arbres, mais l’homme se tient toujours sur ses gardes dans la crainte de ses ennemis."
Il faut savoir que tout les coups étaient permis chez les Maoris, y compris les plus traitres. Les invités (et les hôtes) d’une assemblée intertribale étaient toujours en péril, même si le prétexte de la réunion était la conclusion de la paix, un mariage ou la cérémonie tangi d’un grand chef décédé. Tout les participants étaient armés, mais cela ne constituait pas toujours une précaution suffisante.

 
Au combat, différents stratagèmes étaient utilisés fréquemment :
 
Embuscades, fausses retraites, suivies de contre attaque, déguisement en simple fermier ou en pêcheur… Ce qui était glorieux, c’était de tuer un grand nombre d’ennemis tout en économisant ses propres effectifs.
Dans les batailles rangées, on attachait beaucoup d’importance au mata ika, le "premier poisson", c’est à dire la première victime ennemie.
 
Le rituel whangai hau, au cours duquel le tohunga arrachait le coeur de la victime pour l’offrir au dieu guerrier de la tribu, s’accomplissait sur le champ de bataille. Le désir de se couvrir de gloire en tuant le premier ennemi conduisait bien des combattants à prendre des risques superflus et bien souvent c’étaient eux qui fournissaient le" premier poisson" à l’ennemi…
 
Quand les deux forces adverses en ordre de bataille s’étaient échauffées jusqu’à atteindre un état de transe, un guerrier valeureux sortait des rangs pour provoquer un adverssaire de valeur égale.
Si à l’issue du duel, le chef de l’une des parties était tué, ses compagnons s’enfuyaient sur le champs. Sinon la bataille était générale…
Les prisonniers de guerre étaient rarement épargnés, sauf s’ils pouvaient valoir un lien de parenté avec le vainqueur, ou celui-ci décidait de les réduire en esclavage pour augmenter sa main d’oeuvre.
Mais en règle générale, ka mate, ka hainga, ka kai !…

Vieil adage :
 
 

Epargner la vie de l’ennemi ? une fois que tu l’as réduit à ta merci. Non, cela ne vaut pas mieux ; et ce n’est pas sage non plus. A quoi bon jeter un homme à terre, ou le blesser si tu n’achèves pas ton ouvrage en le tuant ?
Ne lui permets même jamais de se relever, se serait une source de problèmes futurs. Car ton ennemi n’oubliera jamais que tu l’as jeté à terre, jusqu’à ce que lui t’ait tué, toi ou quelqu’un d’autre, même un parent éloigné… Si tu te bats, que cela soit pour obtenir un résultat, sinon, reste chez toi.
(Paroles de Toenga Pou des Nga Pui)

 
"Informations fournies par l’association Polynésienne de l’Aude, Vaimana, d’après les recherches de Mr David Lewis, "pour que vive la culture Polynésienne." Un grand merci à eux.
 
 
Pour Terminer, j’ajouterai ces liens qui sont très beaux à compulser pour parfaire votre curiosité :
 
 
 
 
 
 
 

Voilà… vous en savez un peu plus sur ce merveilleux peuple maori, terminons à présent avec un peu de douceur… et ce que l’on appelle, le Hongi….


 

 

 

 

  
 
 

 

 
 
 
           
 
 
          
 
          

Publié dans Culture | Tagué | 8 Commentaires

COMMENT COMPRENDRE LA DANSE POLYNESIENNE ? (ori, aparima, otea, …tamure)


Ia ora na tatou, (Bonjour à toutes et à tous)

 

Pour ceux qui ne connaissent pas la Polynésie, ou la danse Polynésienne tout particulièrement, ma passion…. voici un petit récapitulatif pour vous y aider, et ces petits liens sous les photos, pour la démonstration…   

 

    

 

   

    

Hotuhiva- 2006

  

 http://www.dailymotion.com/video/xfb6x_les-grands-ballets-de-tahiti

 http://www.mahea.com/QuickTimeGallery/OteaManuUra.html  

 http://www.dailymotion.com/video/xfbel_les-grands-ballets-de-tahiti

 

 (cliquer sur les liens ci-dessus pour voir d’autres  démo)   (Requiert Quick Time  et adobe flash player 9 pour la lecture, à télécharger si vous ne  l’avez pas)

 

 
    

 

Histoire :

Ancrée dans la nuit des temps, la danse conserve comme jadis son rôle social. Au même titre que la parole ou l’écriture, elle constitue un mode de communication dont la signification profonde n’est accessible qu’aux seuls participants et initiés.

 

Jadis interdite pour obscénité par le clergé, la danse est devenue la vitrine de Tahiti. La danse Polynésienne, Ori Tahiti, qui avait choqué les missionnaires par son caractère explicitement sexuel, entra au XIXe siècle dans la clandestinité. Elle en est sortie dans les années 50, avec des chorégraphes comme Madeleine Moua ou Coco Hotahota, fondateur du groupe Te Meva.

La musique et la danse, jadis censurées, connaissent un renouveau. Un moyen pour les polynésiens d’affirmer enfin leur civilisation non écrite. Avec une violence inouïe, le tonnerre des to’ere explose dans la nuite de Papeete. Giboulée jusqu’au fond des poitrines. Et s’arrête net. Livrant soudain l’espace à un silence saisissant. Et, juste au moment où les bruits alentour redeviennent perceptibles, la voix des tambours ébranle de nouveau les frondaisons des banyans.

Aux temps anciens, raconte Teuira Henry, dans un ouvrage publié au début du siècle, le battement du to’ere annonçait au peuple épouvanté le début et la fin des sacrifices humains. De nos jours, ce curieux tambour, constitué d’un tronc évidé, fendu sur le devant, marque de ses sonorités percutantes le Ori Tahiti, la danse polynésienne traditionnelle. Toutes deux sont indissociables, et font partie de leur culture, essentiellement orale. Le polynésien ressent profondément le besoin de créer des sonorités et de dessiner dans l’espace, avec son corps, des figures éphémères : le rythme lui est naturel. Les enfants le découvrent dès les premiers pas,raconte Coco, danseur, chorégraphe et fondateur du groupe Te Maeva.

Ancien élèvede Madeleine Moua, à qui les îles doivent, au cours des années cinquante, la résurrection des danses traditionnelles longtemps interdites par les missionnaires puritains, il contribue depuis 20 ans à l’épanouissement de cet art qui retrouve dans le Heiva, les grades fêtes de Juillet à Papeete, sa dimension légendaire.

Plus de 1000 spectateurs, chaque soir, se pressent pour célébrer la musique, la danse, la jeunesse et la beauté. Dans une débauche de sonorités, de costumes éclatants, de guirlandes végétales et de cascades de fleurs de tiaré au parfum ennivrant, des centaines de danseurs composent des tableaux colorés.

A la lueur des torches, certaines scènes évoquent la tradition arioi, l’ancienne aristocratie des artistes aux talents innombrables. Musiciens, poètes, acteurs à l’imagination débridée

Sur des estrades dressées au bord des lagons, ils inventaient de fabuleux spectacles où se pressaient rois et grands chefs. Les îliens leur doivent, entre autres, la coutume de se parer de couronnes végétales et d’offrir des colliers de fleurs en guise de bienvenue.

Eclatants de violence à l’appel rauque du "pu", énorme conque marine, les danseurs du Heiva se font tout à tour aériens, suivant la frêle mélodie du "vivo", flûte nasale en bambou, ou frénétiquement voluptueux, dans le crépitement des to’ere. Ils sont cent mais ne font qu’un. Dans le martèlement des "pahu", les hauts tambours, ils chantent les paroles anciennes, battant le sol de leurs pieds, orteils bien écartés. Et, face aux vents, aux nuées, à l’océan immense, aux dieux, ils affirment ainsi la fragile existence des humains…

(Là c’est pour toi Nelly… qui se reconnaîtra….)

Aux îles Marquises,  la musique et la danse n’ont jamais cessé d’être sacrées. Réduites à la clandestinité pendant des décennies, comme dans les autres archipels, elles furent sauvées par monseigneur Le Cleac’h, évêque des Marquises de 1970 à 1986, qui autorisa la musique maorie à entrer dans les églises. Il fut l’un des fondateurs de Motu Aka, une association réunissant trois îles de l’archipel, Nuku Hiva, Ua Pu et Hiva Oa, qui organise régulièrement le festival des arts marquisiens.

Les danses marquisiennes expriment un répertoire de légendes, comme celle de l’oiseau, alternativement douce et violente. Elles représentent des rites : "le  putu", la danse la plus sacrée, ne dure que quelques minutes, mais  ne peut pas s’exécuter sans le rituel qui la précède et qui la suit . C’est une danse de guerriers, réservée aux hommes qui se parent de feuilles. Sans accompagnement instrumental, les danseurs chantent avec des voix puissantes, des paroles qui n’ont pas changé depuis les origines. Autre danse marquisienne "le rari" masculine également, s’exécute aussi bien assis que debout, et consiste en mouvements des bras et du torse. Il s’agit d’une danse de groupe, contrairement au "hahi" et au "hota", solos intervenant à des moments déterminés du rituel. Toutes sont brèves. Pas plus de 20 mns, tant les chants sont éprouvants pour la gorge des exécutants.

Chaque famille est dépositaire d’une danse. Et, nul ne la danserait sans la participation d’un des membres de la dite famille. Même marque de respect à l’égard des vieilles femmes du village, auprès de qui on vient périodiquement recueillir les paroles de chants pourtant connus de tous ! Ce retout aux sources permet de rester au plus près des mots originels. Et des figures dansées : les aïeules viennent assister aux répétions et corrigent les écarts.

A Atuona, la critique, depuis quelques années, porte sur la jeunesse des danseurs. Pour rester dans la tradition, disent-elles, il faut des voix puissantes d’hommes et de femmes.

L’importance accordée aux sonorités vocales s’explique par le fait que la danse marquisienne est entraînée par les chants. Souvent, on supprime même les pahu, à l’exception du plus grand, celui qui donne le temp : la basse sur laquelle toutes les voix se recalent. Fabriqué dans un tronc évidé de Kuaiki, une sorte de badamier, le grand pahu, qui peut atteindre 2.5 m de hauteur, était jadis tendu d’une peau de requin, aujourd’hui remplacée par une peau de boeuf. Pahu rutu roa (tambour à long battement), était consacré à Tane, dieu de la Beauté. Nul ne pouvait le confondre avec le Pahu nui a te toa (grand tambour de guerrier) ni avec le pahu rutu ma’a na te opu nui (tambour à battre pour la nourriture des ventres augustes), qui avertissait la population que les prêtres avaient besoin d’offrandes pour le marae.

Ainsi, à chaque instrument doté d’une sonorité différente, les anciens attribuaient une personnalité. Tous étaient sacrés parce qu’ils avaient le don de transformer l’univers sonore. Leur fabrication  était l’apanage d’une catégorie de prêtres. De nos jours, certains musiciens façonnent eux mêmes leurs tambours, issu d’un arbre vivant dont tout ou une partie pourrait faire un bon intrument. Ensuite, pour un to’ere, par exemple, il faut observer le trajet suivi sur l’écorce par le ruissellement des gouttes de pluie. A force de s’imbiber, cette partie du bois devient plus molle. Ce sera alors le ventre de l’instrument, l’endroit vulnérable où l’on creusera la fente. Le dos est la partie la plus dure et fera la résonnance.

Dans l’"aparima", qui décrit aussi bien la manière de préparer un plat, une rencontre amoureuse ou le mouvement des piroguiers, chaque geste a une signification (rima veut dire main). Dans les figures ci-dessous, il s’agit d’un aparima himene, c’est à dire, chanté

           

Repos : les mains sur les                  Rythme : les coudes levés

hanches indiquent l’attente                soulignent le déhanchement

             

Amour : les mains croisées                  Beauté : les bras levés célèbrent

suggèrent une rencontre                     la splendeur du monde

             

Sympathie : bras tendus                 Fleur : elle découvre des

elle attire vers elle les regards       fleurs dont elle se pare

Identification : par ce geste la

danseuse se présente à l’assistance

 

Une symbolique complexe :          

 

Dans la danse, les gestes et les attitudes des danseurs obéissent à une symbolique complexe, véritable langage du corps où la position des mains et celle des bras, mais aussi l’expression du visage et l’attitude du corps tout entier jouent un rôle important. Ainsi, les mains allongées et superposées alternativement à la hauteur du buste signifient « amour » (here). Les bras alternativement écartés et rapprochés, puis croisés devant le buste veulent dire "bienvenue" (maeva). Les bras élevés puis abaissés avec grâce de chaque coté du corps expriment la beauté (nehenehe), alors que écouter(faaroo), s’exprime par une ou deux mains portées aux côtés d’une oreille.
Chaque danse raconte une histoire qui puise son origine dans les actes et les sentiments de la vie quotidienne, du couple, dans les évènements historiques, mais aussi dans la mythologie et dans les épisodes de bravoure fameux des dieux.

Otea et Tamure

Le tamure danse la plus populaire pour les visiteurs, est exécuté par des couples ; le tane (homme) bat des cuisses à un rythme saccadé, alors que la vahine (femme) roule des hanches au rythme endiablé des percussions du toere. Mais la danse la plus prisée des Polynésiens est l’Otea, exécutée par de nombreux figurants vêtus de leurs plus beaux more. C’est la danse la plus noble et la plus expressive. L’aparima est toute de grâce et de séduction : gestes et mime des scènes de la vie courante sont exécutés par les vahine habillées des splendides robes de pareu et de dentelles.
Il existe aussi de nombreuses autres danses, telle le patautau rythmée par des battements des mains et dont la connotation érotique ne manque pas de charme.
Le paoa, dansé par les hommes, est inspirée de scènes de pêche et de chasse.
 
Te Reva Tahiti

 

 

    
 

 

 

  • L’otea , danse guerrière de groupe où les danseurs sont disposés en colonnes, accompagnée d’instruments à percussion 
  • L’hivinau, danse en cercles accompagnées de tambours et d’un soliste vocal masculin auquel les danseurs répondent en chœur  
  • L’aparima, danse en colonnes, danse harmonieuse où les danseurs miment des scènes de la vie quotidienne, cette danse est accompagnée de chants, de guitare et d’ukulele 
  • Le pao’a, danse sensuelle en demi-cercle, un couple de danseurs improvise une danse au centre, les danseurs accroupis tapent des mains en cadence

Quant au tamure bien connu, c’est une appellation récente concernant une danse pratiquée en couple actuellement dans les fêtes populaires ou les dancings.

 

 

Pas et variantes (de mon grand ami teriimataha)

 
(Je me suis permis d’emprunter ces explications plus que bien fournies pour ceux et celles qui ne sont malheureusement pas inscris dans notre forum).

 
Les bases sont :
 
Le tamau (avec variantes)
Le faarapu
(avec variantes)
Le ami
(avec variantes)
Le varu (avec variantes)
 
Toutes les variantes ont un nom. Dautres pas existent et ne sont ni des variantes ni des bases (otamu, toro, tatue etc …)
 
 
Description des pas :
 
 
tairi : balancement / Tairi toma, balancement sec (taper la hanche) signale la fin de la danse, bras écartés en tournant sur soi même ou pas, selon les chorégraphies.

tamau : balancement continu -il y a aussi ce que l’on appelle tamau tahito, le pas des grand-mères, dansé sur la pointe des pieds, (les hanches partent ensemble du même côté).
aoao : pas de côté, en montrant son profil.

 

faarori : c’est une façon de rouler en plaçant l’accent du mouvement dans les fesses et non dans le ventre, comme c’est le cas du faarapu.
 
nu’u :  nu’u faatere, nu’u tifene, nu’u tei (en cours)
 
varu  : faire un huit avec les hanches, en coulissant les pieds, se danse avec plusieurs variantes. Le varu est l’une des 5 bases
 
tahapahape : terme générique  impossible à décrire. Des pas différents peuvent être "tahape" Ce que certains mentionnent doit être un ueue qui se fait en pivotant les hanches et les pieds de droite et de gauche.
 
paipai : faarapu ou ueue en appui sur le pied de derrière une fois de chaque côté.
 
horo : principe de déplacement latéral  horo atau, horo aui. 1,2,3 marqué à droite puis à gauche.
 
vehe : (aussi uvehi) ancêtre du paoti paraît-il. C’est aussi un pas hawaien.On soulève les deux talons en même temps, avec ou sans balancement.
 
otamu : tatue de chaque côté, et non pas au milieu. Le poids du corps une fois à droite, une fois à gauche.
 
totoro   : Pas de danse  qui consiste à marcher en position presque assise au ras du sol
 
fariuriu : Danser tout en regardant dans divers directions
 
Hurihuri : correspond à l’exécution d’un pas avec un mouvement du corps, des épaules.
 
ne’e – f’a'ane’e : c’est un hope ou bien un ami qui se déplace
 
tu’e : jeter le pied en se déplaçant, comme si on tapait dans un ballon.
 
tutami : il y a eu une controverse dernièrement dans une réunion au sujet de ce qu’est ce pas.
 
C’est soit un ami, soit une sorte de tatue qui démarre à mi-hauteur, genoux pliés mais pas jusqu’en bas.
 
 
 

 

 
    

 

Alors, après cela, vous devriez avoir tout  compris. Je vous souhaite un bon tamuré,

Maururu’u outou, (merci à vous tous…)

Parahi, araua’e, (au revoir, à bientôt)

 

Si vous habitez dans le secteur de Nouméa, je vous conseille vivement l’école POLYNETIA, vous y apprendrez les danses de plusieurs îles (Polynésie, Samoa, Nouvelle-Zélande….)     visitez le site de Yolande et essayez…..    

POLYNETIA   (cliquez sur le lien)

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Ia oaoa tatou iteie mahana (et bonne journée à tous)

 

 

 

                                              

 

   (Cliquer sur les liens ci-après) 

  www.tahitinuiinternational.com/           

   http://www.dreamworldvideos.com/tahitifete.html

 

Je terminerai par quelques liens où vous pourrez vous procurer  quelques CD ou DVD de Musique Polynésienne.

 

ISLAND CREATION

CALABAS MUSIC 

MACS MUSIC 

TAHITI ZIK

KIWI MUNCHIES

PRESTREIND 

SOUTH PACIFIC

MYRIA’S

                              

 

 

 Avant de terminer ce billet, j’aimerais vous préciser que la danse Polynésienne est variée selon l’île et ne pas confondre celle de notre Fenua, avec le Hula de Hawaii dont vous pouvez voir un extrait ci-dessous.
 
 
 
 
 
    
 
 
Et dont voici les mouvements ci-dessous
 
 
Publié dans Danse et musique, | Tagué | 5 Commentaires

MARCHE POLYNESIEN, ses saveurs et ses produits – DECOUVERTE DU TAMANU


       PETIT COURS DE SAVEURS POLYNESIENNES        

 

 Avant de faire vous-même  ces délicieuses  recettes de cuisine des îles, je voudrais faire un petit rappel des ingrédients que vous ne connaissez pas forcément, ou du moins, comment les utiliser… ces fruits et légumes exotiques que nous trouvons bien souvent sur le côté de nos  étals de  maraîchers tout au long de l’année, mais plus particulièrement au moment des fêtes. Commençons par les fruits …..

  L’ananas (painapo), que vous connaissez déjà je n’en doute pas, mais l’ananas de Polynésie est plus petit que celui que l’on trouve en métropole, plus juteux et plus sucré. Il se dégustera parfois avec une pincée de sel, en sorbet ou confiture, ou confit dans le rhum en digestif. Certains l’apprête en tarte et en poe,  entremet à base de purée de fruit mêlée à de l’amidon.

 Ensuite les bananes (mei’a) qui demeure un des fruits les plus populaires dans une dizaine de variétés. De la petite banane de table (nana rio), ferme et savoureuse, et de sa compagne (rima rima), qui lui ressemble. Poêlée, elle se noie volontiers dans le lait de coco pour le dessert, et bouillie, elle tient compagnie aux plats salés. Elle parfume aussi un poe, et une tourte aux îles Marquises. De forme plus allongée, sa cousine (hamoa) subira le même sort. Surnommée banane rouge des montagnes, la banane (fei surnommée banane rouge des montagnes, plus trapue et plus longue, présente une peau légèrement fendillée. Se pare d’une couleur rouge orangé. Apre quand elle est crue, elle plongera dans l’eau bouillante toute habillée, devenue rose, sa chair dense à la saveur  douce et fruitée flirte avec les plats salés. On l’apprécie aussi frite, rôtie ou verte en gratin. Elle côtoie les légumes dans l’ahimaa.

 La cerette est une sorte de petite cerise sauvage de couleur jaune vert, à la curieuse forme boursouflée. On la cueille en grappe dans la nature, pour en préparer un genre de confiture acidulée très populaire appelée « bonbon cerette », que l’on trouve sur tous les marchés de Polynésie.

 La châtaigne (mape) Issue d’une variété de châtaigner endémique, les châtaignes du pacifique s’entourent d’une épaisse écorce dure, jaune clair et lisse, dont on extrait des fruits blancs simples, quatre fois plus gros que nos marrons. Ils seront bouillis puis vendus salés ou sucrés.

 Le citron vert (taporo) : appelé aussi lime, le citron vert petit et tout rond est moins acide et plus juteux que son cousin, le jaune. Sa majeure partie provient des îles marquises. Leur filet agrémente les marinades, les sauces, les plats salés et les desserts.

 Le fruit du paradis, la noix de coco : Le lait de coco arrose en effet tous les plats Polynésiens, presque sans exception : poisson cru, poulet fafa, papaye cuite au four, poe…. Dans tous les cas, il sera ajouté en fin de cuisson ou avant de servir, car il ne doit ni cuire, ni bouillir. Mélangé à de l’eau de mer, il fait office de condiment.  Pour relever les plats de poisson, on prépare aussi le taioro, de la chair de coco râpée mélangée à du jus de têtes de chevrettes pilées, que l’on fait macérer durant 54 h. Pour le moiti hué, une sorte de yaourt liquide moins sucré que le lait de coco, des morceaux de chair de coco verte vont macérer dans de l’eau douce additionnée de jus de têtes de chevrettes. Cette sauce mouille tous les mets du tamaaraa.

Râpée et cuite dans le sucre avec de la vanille et du rhum, la chair de coco se transforme en savoureux bonbon coco. On en confectionne aussi une tarte.  Très appréciée par les gourmands, la pulpe fine et tendre de la coco verte, ou nia, est donnée aux bébés.  Lorsqu’un cocotier est abattu, on recueille le cœur de l’arbre, longue tige croquante au goût exquis de noisette. Assaisonné de vinaigrette, il compose une salade dite « salade millionnaire ». Le cœur de cocotier est aussi délicieux en gratin.

 La corossol : fruit vert armé de piquants mous recourbés dont la peau fine cache une chair blanche et crémeuse parsemée de pépins, qui prodigue une saveur douce et sucrée. Nature, en sorbet ou cuit au four et arrosé de lait de coco, il fait l’unanimité.

 La goyave : ce fruit rond ou piriforme, de couleur jaune ou verte, fait don d’une chair rose granuleuse dont la saveur rappelle celle de la pêche. Il procure de délicieuses gelées et confitures.

 

 

Quenette et ramboutan : Ce fruit, de son nom scientifique « Melicocca bijuga », est originaire d’Amérique tropicale.
La « quenette » a une saveur sucrée mais aussi un peu acidulée. Ce fruit comporte une peau verte, son noyau est entouré d’une chaire de couleur orange. En Polynésie, ce sont surtout les enfants qui en raffolent.
En effet, durant la saison des « quenettes », à la sortie de l’école ces derniers s’en régalent en les cueillant dans les arbres se trouvant au bord de la route ou même, de temps à autre, dans des propriétés privées. Cependant, certaines personnes vendent ce fruit par grappe au bord de la route ou au marché.
Outre la « quenette », le « ramboutan », de son nom scientifique « Nephelium lappaceum », a autant de succès auprès de la population polynésienne. Il est originaire de Malaisie et appartient à la même famille que la « quenette » : Sapindaceae. Il existe une cinquantaine de variétés. En Polynésie, ses fruits poussent en grappe et sont ovoïdes à ronds, rouges lorsqu’ils sont mûrs. L’enveloppe est couverte de nombreuses épines longues et souples.
Son apparence hérissée est à l’origine de son nom, car "rambout" signifie "cheveux" en malais.
La pulpe de ce fruit est juteuse, blanchâtre et translucide. Le « ramboutan » a une saveur tantôt douce et parfumée, sucrée, tantôt aigrelette ou acidulée, selon les espèces cependant sa graine n’est pas comestible.

 Mangues (vi) : Nature, avec un peu de sel, en sorbet, ou cuites au vin, elles font don de toute leur saveur. Vertes, râpées, elles se parfument d’une vinaigrette, et se marient aux plats salés.

 

 Le pamplemousse (anani rarahi) : Rien à voir avec le pamplemousse que l’on trouve en métropole, celui-ci est deux fois plus gros, et renflé au niveau du pédoncule. Il se colore d’une teinte jaune, et sa peau épaisse renferme une chair juteuse et très sucrée, exquise nature ou en jus.

 La papaye (iita) : De la forme d’un gros avocat, elle affiche une jolie couleur abricot ou verte, selon qu’elle est mûre ou non. Sa peau fine abrite une chair crémeuse plu sou moins claire, au centre de laquelle s’agglomèrent une multitude de pépins gris qui ressemblent à du caviar. La plus savoureuse reste la papaye solo ou papaye rouge, en provenance d’hawaii. Se déguste nature, en poe, en  compote avec du vin rouge, en confiture, ou cuite au four avec du rhum et de la vanille, et arrosée de lait de coco. Verte, elle finira râpée en salade savoureuse ou en gratin.

 

 La pastèque (mereni) : Grosse ou le mastoc à la couleur vert foncé, ou longue et rayée de couleur vert tendre et vert foncé. Se mange nature.

 Le tamarin : fruit du tamarinier, le tamarin prend la forme d’une longue gousse cabossée, de couleur brune et légèrement veloutée. Sa cosse friable révèle une fois brisée, une pulpe filandreuse et acidulée, entourant de gros pépins. Le tamarin est vendu entier sue les marchés, et  les gourmands le dégustent nature.

 

 

 Pomme-étoile : ce fruit tout rond et lisse, à la jolie teinte violette, ressemble à une boule de noël avec son petit pédoncule proéminent. Il s’habille d’une peau épaisse et souple qui cache une pulpe blanche translucide et très juteuse, enrobant de gros pépins noirs. Il faut éviter de mordre dans la peau, car celle-ci contient une substance collante désagréable qui adhère aux lèvres. La saveur douce et discrète de la pomme étoile rappelle celles du litchi et du kaki. Dégustée nature.

 

 

Fruit de la passion fruit issu d’une liane (la passiflore)  originaire du Brésil, qui pousse dans les zones tropicales (Antilles, Ile de la Réunion,  Iles Fidji, Afrique…) Il en existe plusieurs variétés qui se différencient par la couleur du fruit. Celle de la Réunion est appelée grenadille. La pulpe du fruit, très parfumée, est gélatineuse et les pépins que l’on y trouve sont comestibles. Il sera dégusté nature.

 

 Je vais à présent vous parler un peu des légumes que nous pouvons également trouver sur n’importe quel marché polynésien.

Le potager de Cook dirons-nous…

 L’avocat : 3 fois plus gros que ceux de nos marchés, les avocats de Polynésie enrichissent le menu du petit déjeuner, et constituent une délicieuse entrée. Tartinés sur du pain, avec un peu de sel ou de sucre, ils régalaient autrefois les enfants.

 Le chou : Le chou blanc (pota tihopu) roule sa boule sur tous les étals. On l’émince pour accompagner les lamelles de thon cru du sashimi, et il s’acoquine avec de nombreux plats salés.

 La chouchoute ou chayotte (christophine) : Ce tubercule à la forme renflée, dont la fine peau jaune vert s’hérisse de petits piquants mous, délivre une saveur proche de celle de la courgette et de l’artichaut réunis. Cuite à l’eau avec la peau, et ensuite épluchée et découpée en lamelles,  elle  fait des merveilles dans les gratins. Le chou chou se conserve une semaine à la température ambiante et de sept à dix jours au réfrigérateur.

 Mode de cuisson : En gratin, fricassée ou farcie aux fruits de mer ou avec de la viande.
Vous pouvez aussi réaliser une salade crue et arroser d’une vinaigrette.

 

 

 Igname (ufi ou uhi) et manioc (maniota) : On compte une soixantaine de variétés. Outre ses vertus énergétiques, le tubercule de cette plante grimpante se distingue par son goût neutre. Il rejoint la garniture de l’ahimaa ou plonge dans l’eau bouillante pour accompagner les viandes et les poissons. Quant au manioc, on en confectionne l’amidon servant à préparer le poe. Il peut être remplacé par l’arrow-root.

 

 

 Patate douce (umara) : Originaire d’Amérique du sud, cette longue pomme de terre à la peau rose foncé fait don d’une chair légèrement mauve, à la saveur douce et riche en vitamine A. On lui réserve une place dans le four tahitien et, cuite à l’eau, elle escorte les poissons et les viandes, aux côtés du taro et de l’igname. Pas moins de cent variétés, souvent à l’état sauvage.

 Potiron (mautini) : Un légume inattendu en Polynésie..  Bouilli pour accompagner les plats salés, le potiron procure aussi un poe et une confiture.

 

 Taro (taro) : Ce tubercule ressemble au radis noir. Riche en fer et en  calcium, il sera cuit longuement dans l’eau salée et légèrement sucrée afin d’adoucir sa chair irritante. Dense et farineuse, elle sera servie froide, en vinaigrette ou se fera la complice des viandes et des poissons. Le taro demeure un des plats vedettes de l’ahimaa,, et fournit un délicieux poe. Cuites à l’eau citronnée, ses jeunes feuilles appelées fafa, dont la saveur rappelle celle de l’épinard, agrémentent les plats salés, notamment les poulets et porc fafa. Le tarua, un cousin du taro, se consomme de la même manière.

 

 

Fruit ou légume ?  Le Uru

En 1988, un bateau anglais quitte Tahiti chargé de plants d’arbre à pain, à destination des Antilles anglaise. Ce n’est autre que le légendaire Bounty, dirigé par le capitaine Bligh, ancien quartier maître de Cook.  Chargé par la couronne d’Angleterre d’apporter aux esclaves de quoi subvenir à leurs besoins. Les anglais ont vite compris l’intérêt de cet arbre très productif d’origine indo-malaise, dont on dit en Polynésie qu’il suffit à lui seul à nourrir une famille entière. Trois fois plus gros qu’un pamplemousse et riche en vitamine C, le fruit à pain (uru) arbore une écorce vert- jaune aux écailles aplaties, d’où s’écoule une sève laiteuse. Jaune ou blanche, sa chair fibreuse et riche en amidon, parsemée de graines noires, sera rôtie, bouillie, cuite au four tahitien ou farcie de corned-beef ! Les frites de fruit à pain se révèlent aussi délicieuses à l’apéritif. Aux Marquises, il compose la traditionnelle popoï, une sorte de pâte en partie fermentée et cuite au four, qui fait office de pain.

http://www.tahitifruits.com/fruitsin.htm

 

Arrow-root : Fécule fournie par les rhizomes d’une plante d’AMérique tropicale appelée marenta. Il remplace l’amidon de manioc utilisé traditionnellement pour le poe en Polynésie.

Feuilles de fafa : Ce sont des jeunes feuilles du taro. Elles exigent une longue préparation avant utilisation, car elles sont irritantes. On peut remplacer par des épinards.

Glutamate : Extrait d’algues et de végétaux, le glutamate se présente sous la forme de cristaux, comme le sel. On le trouve dans toutes les épiceries chinoises.

 

LES EPICES :

 

VANILLE de TAHITI Vanilla tahitensis (Gousse) :

 

 Origine Polynésie française. Excellente qualité, son arôme est subtil, suave et intense. Présentation : sachet polyéthylène.
Utilisation avec le lait et la crème : le lait frais et la crème fraîche contiennent des enzymes qui dégradent de façon importante l’arôme de vanille. Pour ne pas être déçus, utilisez toujours de la crème et du lait U.H.T. ou faites bouillir votre lait ou votre crème pendant au moins 5 minutes avant d’ajouter la vanille. Si la température de stockage de la vanille est basse, des points blancs peuvent se former à la surface des gousses. Ils sont sans conséquence pour la qualité et disparaîtront dès que la température sera remontée.  
Voici le texte que propose notre fournisseur :
Petite histoire d’une grande fleur
La gousse de vanille est le fruit d’une orchidée. Elle fut découverte au Mexique puis rapportée par les Français à la cour du Roi en 1604. Dans la seconde moitié du 19ème siècle, la culture se développe à la Réunion puis à Tahiti, à Madagascar et aux Comores. Aujourd’hui, deux origines de vanille sont commercialisées : la vanille planifolia dite Bourbon ( Océan Indien ) et la vanille Tahitensis dite vanille de Tahiti.
Caractéristiques d’une bonne vanille Bourbon
La teneur en vanilline naturelle est comprise entre 1,8 % et 2,3 %. Le taux d’humidité pour les vanilles noires est de 25 % à 35 % L’arôme doit avoir une odeur franche et prononcée de vanille, sans être boisé. Il peut se former du givre sur les vanilles Bourbon bien préparées. Ce givre résulte de la cristallisation de l’huile essentielle de vanille. En découvrir sur les gousses est un indice supplémentaire de qualité. ( Notre note personnelle : ce givre ne se forme que sur les gousses stockées en tube verre).
Caractéristiques d’une bonne vanille de Tahiti
La vanille de Tahiti ne contient que très peu de vanilline. Le taux d’humidité est de 40 % à 50 %. L’arôme est épicé avec des senteurs d’anis. c’est une vanille rare, plus chère mais nécessitant un dosage plus faible.
La vanille mode d’emploi
Il faut fendre la gousse dans la longueur à l’aide d’un couteau pointu. Avec ce couteau, gratter avec le plat de la lame l’intérieur de chaque demi gousse, puis mettre les grains noirs et la gousse dans le lait ( préalablement bouilli, voir plus haut la note sur le lait et la crème ). Le secret d’une bonne préparation réside dans l’infusion. Il faut alors faire chauffer le lait à nouveau puis couvrir et laisser reposer pendant une nuit si possible. Le lait sera alors parfaitement imprégné de l’arôme. Une fois le dessert ou le plat préparé, récupérer les gousses, les laver à l’eau chaude et les laisser sécher pendant plusieurs jours. Glisser ensuite les gousses dans la réserve de sucre en poudre et agiter.
Dosages conseillés
Crème anglaise, Crème pâtissière, Glace, Crème brûlée.
Vanille bourbon : 1 à 4 gousses / litre.
Vanille de Tahiti : 1 à 2 gousses / litre.

 

http://www.radio-canada.ca/actualite/lepicerie/docArchives/2003/11/06/econo.shtml

 

COTE POISSONS :

 

 

Nous avons les Aturés : Sorte de grosses sardines qui rappellent le goût du maquereau. Très populaire en Polynésie, ils sont souvent accommodés en friture.

Carangue  "paihere": Sous une robe argentée tachetée de bleu et de jaune, , elle abrite une chair blanche ou rosée très fine, qui constitue l’un des mets les plus populaires.

Daurade coryphène ou mahi-mahi : (mon préféré) , longue, aplatie, et de couleurs jaune et argenté, elle se distingue par son front fortement bombé, et représente seulement 5% des captures, ce qui explique sa chèreté.

Le poisson perroquet "paati": avec ses sublimes nuances turquoise et verte progigue une chair blanche et fine fort prisée, sutout en sauce et en fafaru.

Le rouget "apa’i" : Protégé par des écailles très denses à la jolie teinte rosâtre ou rouge vif, le rouget de Polynésie est riche en arêtes, mais il n’en demeure pas moins exquis.

L’espadon : rare, car difficile à capturer, il offre une chair rosée, ferme et grasse, à la saveur caractéristique. Préparée en marinade ou en sashimi. Il est souvent confondu avec le marlin, une espèce plus courante.

Thon "aahi" :  sa chair rose rouge en fait la vedette du poison cru tahitien, au coco, ou à la chinoise. On peut le remplacer par du thon blanc (germon), dont la chair rosée légère et douce approvisionne aussi les conserveries, ou par du thon jaune. Tous deux sont largement pêchés en Polynésie, surtout aux Marquises.

Nous avons aussi le mérou, le chinchard (très présent aux Tuamotou), le poisson chirurgien "ume", le loup, le mulet, le thazard, le requin et même les poisssons volants "marara", que l’on savoure crus, en fafaru ou grillés.

Quant aux populaires aturés, ils s’aparentent au maquereau et se prêtent aux fritures.

Les bénitiers : (gros clams), maoa (sorte de bulots) et autres troca (coquillages coniques de couleur rose)… iront mariner dans le jus de citron, ou seront sautés, grillés, pochés, mêlés au gingembre ou arrosés de lait de coco.

La langouste des îles Marquises et des Australes, et son cousin le varo, à la chair moins fine subiront le même sort. On apprécie également le corail d’un oursin appelé vana, que l’on vend en conserve au bord de la route : un remède miracle, dit-on, contre la gueule de bois ! Les petits crabes de lagon, à la carapace parsemée de grosses taches rouges et à la chair fine et savoureuse, finiront pochés, farcis, poêlés ou en gratin . Nourris avec de la chair de coco ou du piment, les crabes de terres, plus trappus, promettent de savoureuses agapes. On peut aussi trouver du crabe de cocotier, à la saveur de noix de coco, que l’on élève dans les îles. Quant aux poulpes, les habitants de Moorea et des Tuamotu le noient dans le lait de coco ; le curry et le gingembre restent aussi ses alliés.

Les grosses crevettes aux longues pinces appelées chevrettes se savourent crues arrosées de jus de citron, grillées, ou parfumées au curry, au lait de coco, au gingembre ou au curcuma..

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Suite avec les recettes sur un autre billet…….

 

L’HUILE DE TAMANU, « ATI » L’HUILE SACREE DE TAHITI

  

Depuis toujours, la notion ancestrale du sacré régit la vie quotidienne de la communauté polynésienne.

L’extra ordinaire influence de la culture ma’ohi a fièrement résisté aux assauts répétés du modernisme occidental.

Aussi, la société polynésienne d’aujourd’hui a conservé bon nombre de ses traditions intactes, notamment dans le domaine des soins médicaux. La science des lointains ancêtres a su décortiquer avec précision les propriétés curatives des plantes de nos îles et en répertorier un grand nombre de remèdes éprouvés.

 

A l’heure des jets et des ordinateurs, la médecine traditionnelle a largement reconquis son droit d’exister. Sous la houlette de spécialistes reconnus et d’éminents responsables de la santé publique, l’usage des plantes dans les oins palliatifs et curatifs est revenu au premier plan. Au-delà d’un phénomène de mode, par ailleurs constaté à travers toute la planète, la médecine douce, ou médecine par les plantes, revient au chevet de celle qui l’avait détrônée à l’orée du siècle précédent, la médecine moderne. D’ailleurs, la majeure partie des médicaments actuels contient ces substances végétales naturelles dont les preuves d’efficacité ont été établies depuis fort longtemps. Du ginseng asiatique à la digitale pourprée, en passant par les milliers d’essences naturelles, les végétaux ont envahi la pharmacopée moderne.

 

                                            

 

C’est ainsi que l’intérêt scientifique pour la flore terrestre s’est intensifié d’année en année permettant de mieux cerner les innombrables propriétés des plantes à travers le monde. Les vertus étonnantes d’une huile provenant d’un arbre des pays du triangle polynésien, le calophyllium inophyllim (le ati, en tahitien), a attiré l’attention des botanistes, pour des chercheurs et des médecins. Les propriétés cicatrisantes de cette huile, extraite de l’amande des fruits de l’arbre, sont aujourd’hui considérées comme exceptionnelles. Appliqué sur des plaies d’origines diverses ou des brûlures, ce produit naturel présente des résultats dépassant toutes les espérances, tant sur le plan de la qualité de la cicatrisation que sur celui de sa rapidité. Dès 1938, le docteur Jeanson, un biologiste parisien réputé, avait expérimenté l’huile du calophylium inophyllum. Il s’était déclaré très impressionné par ses nombreuses propriétés thérapeutiques, et notamment ses vertus cicatrisantes.

 

 

Des recherches menées dans ce sens ont permis de démontrer que la zone géographique joue de manière certaine un rôle primordial dans les propriétés de cette huile. Les sols coralliens de nos îles, ainsi que la proximité des lagons (les racines du tamanu sont plongées dans l’eau de mer) sont des éléments essentiels qui apportent une vitalité légendaire à cet arbre polynésien. Ces découvertes n’ont d’ailleurs fait que confirmer ce que les guérisseurs polynésiens savaient déjà depuis des temps immémoriaux : l’huile tamanu polynésienne possède des atouts thérapeutiques. 

 

 

Deux composants aux propriétés étonnantes :

 

En 1951, le professeur Chevalier étudie les propriétés de l’huile tamanu dans le cadre de sa thèse de doctorat en médecine. Ses recherches seront probantes. Deux ans plus tard, en 1953, le professeur Lederer réussit à isoler les deux composants chimiques essentiels de l’huile de calophyllum (huile tamanu), à l’origine de cet étonnant pouvoir cicatrisant : un acide gras, totalement nouveau, l’acide calophyllique et une lactone douée de propriétés antibiotiques.

 

                          

 

L’HUILE SACREE  DES ANCIENS MA’OHI

 

Dans les temps anciens, le ati  (utilisé aussi pour la construction des pirogues et pour la sculpture des divinités ma’ohi, les tiki) était considéré comme sacré, du fait des ses vertus thérapeutiques. On le plantait fréquemment dans l’enceinte des marae royaux, les fameux temples en plein air des anciens ma’ohi, parce que, disait-on, les dieux affectionnaient son ombrage. Pendant les sacrifices humains, ils s’installaient sous son feuillage et pouvaient ainsi assister à la cérémonie dans une discrétion absolue. Son tronc est en effet très épais et recouvert d’une écorce sombre, rugueuse et crevassée.

 

Il est certain que le tamanu a eu une grande influence au sein des traditions ancestrales polynésiennes. Seul arbre transplanté pour veiller au bien être des marae, il devait posséder, aux yeux des anciens ma’ohi, des propriétés étonnantes dont on ignore, encore aujourd’hui, toutes les teneurs et le vertus.

Les propriétés curatives et régénératrices pour la peau de l’huile extraite de ses fruits étaient bien connues des anciens polynésiens. Les vieilles légendes racontent que les vahine tahitiennes plongeaient régulièrement leurs enfants dans un bain à base d’huile de tamanu afin des les protéger des éruptions cutanées ou des coups de soleil, mais aussi et surtout pour préserver la souplesse et la douceur de leur peau.

L’huile est utilisée également par les habitants des îles polynésiennes dans un but analgésique et curatif. On s’en servait en applications locales pour soulager et soigner les rhumatismes, les sciatiques et les névrites. On utilisait également son étonnant pouvoir cicatrisant dans le cas d’ulcères ou de plaies infectées aux jambes. Dans de nombreux pays de la zone pacifique, on s’en servait, tout comme le fameux monoï, pour soigner et entretenir les cheveux et le cuir chevelu. Le caractère sacré du produit faisait qu’on l’offrait en cadeau aux jeunes mariés pour doter leur foyer d’un remède polyvalent.

Un des premiers exemples, parmi les plus frappants, des qualités de cette huile naturelle est à mettre au compte de missionnaires, en poste aux fidji dans les années 30.  En ces temps reculés, la lèpre faisait encore des ravages dans ces pays. Les soins qu’on prodiguait aux malades consistaient à leur donner des sédatifs du système nerveux, morphine ou héroïne. Ou Pour soulager la douleur, sans pour autant guérir le mal. L’Huile de tamanu, bien connue des indigènes fidjiens sous le nom de  Dolno, va attirer l’attention de Sœur Marie Suzanne, missionnaire de la Société de Marie. Elle a l’idée d’en préparer un éther éthylique qu’elle injecte, sans un premier temps, aux bêtes de labeur de la région. Constatant que les animaux réagissaient bien au produit, elle expérimente son remède en injection intra musculaire sur une jeune femme indigène qui souffre d’insomnies rebelles et de douleurs répétées depuis un long mois. Trois heures plus tard, la femme est débarassée de ses douleurs et l’on peut palper son nerf sans éveiller la moindre réaction. Et elle retrouva rapidement le sommeil. 

En usage intra musculaire, le produit a fait ses preuves, mais les injections sous cutanées sont par ailleurs déconseillées, parce que trop douloureuses.  Le Dolno restera pendant des années un remède idéal pour les névrites lépreuses, mais aussi pour les cas sciatiques et de zona ou pour soulager les malades atteints de la syphillis ou du cancer. Le traitement peut être poursuivi de nombreux jours d’affilée, le Dolno ne créant aucune accoutumance et étant non toxique.

Ainsi, c’est l’action antinévralgique de l’huile tamanu qui attire l’attention des scientifiques dans un premier temps. Les travaux du docteur Jeanson , en 1938, permettent d’éliminer les substances irritantes de l’huile tamanu. Il arrive également à supprimer les substances inertes non thérapeutiques et à neutraliser l’huile ainsi obtenue.

Voici quelques exemples des multiples applications de l’huile de tamanu :

(Nettoyage de la peau, soulager les fesses de bébé, contre les piqûres d’insectes, coupures, cicatrisation, cuir chevelu, odeurs de transpiration, brûlures, ongles incarnés, ampoules, gorges douloureuses, contractures musculaires, pellicules, sinus, acnée, herpès, plaies, peaux sèches ou rougeurs)

L’efficacité de cette huile tamanu est aujourd’hui totalement reconnue dans la guérison des plaies cutanées. En applications locales, ce produit permet des résultats rapides et évidents. La couche d’huile recouvrant la plaie doit être de faible épaisseur et renouvelée tous les deux jours environ. Dans le traitement des plaies de surface, il s’agit  tout d’abord de nettoyer la zone affectée avec de l’éther sur un tampon monté, ce qui a pour effet de provoquer un afflux de sang frais à la surface. Ensuite, il faut appliquer sur la plaie une compresse dépliée afin de n’utiliser qu’une épaisseur. Sur cette compresse, on répand de l’huile tamanu, suivant l’importance de la blessure. L’huile va s’écouler à travers les mailles de la compresse. On recouvre le tout d’une faible couche de coton cardé stérile. Au bout de quelques pansements, on verra se former une croûte jaunâtre sur les bords de la plaie, qu’il faut soigneusement retirer à la pince. En fait, cette croûte gêne l’épidermisation. Lorsqu’elle est retirée, on aperçoit une bordure rose jambon d’aspect propre et sain. Pour les plaies profonde, on trempe une mèche stérile dans l’huile tamanu et on la met en place dans la cavité, après l’avoir soigneusement essorée. Elle retirera facilement lors du changement des pansements, sans qu’aucun point d’adhérence ne s’arrache. Les applications d’huile tamanu calment instantanément la douleur de la plaie, même si, de temps à autre, elle provoque une légère démangeaison très supportable.

 Ainsi, ses les premières applications d’huile tamanu, le blessé ressent une amélioration très nette. Les douleurs sont rapidement atténuées. Par ailleurs, les pansements ne collent jamais à la peau. Les propriétés microbicides importantes de cette huile, dues au  lactome qu’elle contient, font régresser rapidement la couche purulente de la plaie. Pour les plaies plus graves telles que les ulcères, on appliquera en alternance l’huile tamanu, l’huile pure et l’huile à l’argent.

  quelques memos pour vous aider

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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RECETTES POLYNESIENNES (en constante évolution)


Ia ora na à vous toutes et à vous tous ! avant de faire ces succulentes recettes, je vous conseille de visiter la page du marché polynésien, qui vous en dira plus sur les ingrédients et leur présentation ainsi que la façon de les utiliser. Pour cela, allez voir la suite de mon blog sur les pages antérieures.

 

TAMAA MAITAI (et bon appétit !)

 

 Le poisson cru à la Tahitienne au lait de coco

 
Recette en images vidéo         ICI            ‘ou en téléchargement’          ICI

 

Ingrédients pour 4 personnes

500 grs de Thon rouge de préférence (ou blanc, ou de la saumonnette)
1 oignon blanc
7 citrons verts

1 comcombre 
5 tomates
3 oeufs durs
Quelques brins de ciboulette

1 pincée de sel
1 noix de coco fraîche ou 40 g de noix de coco râpée sèche ou, Lait de coco (en boite 1)

Recette
Découper le thon en lamelles
Découper l’oignon
Presser les citrons verts et recueillir le jus
Mélanger Thon et oignon  dans un saladier
Y verser le jus de citron
Recouvrir d’eau et ajouter du sel jusqu’à blanchiment
Laisser macérer le tout 2 à 3 heures
Découper tomates et oeufs en dés, ainsi que le concombre en dés également
Egoutter le poisson et les oignons
Mélanger tous les ingrédients dans le saladier, y ajouter la ciboulette émincée
Assaisonner avec le lait de coco
C’est prêt !

 

Si vous décidez de faire ce plat avec une noix de coco fraîche, percer les yeux de la noix de coco à l’aide d’un tournevis et d’un marteau. Recueillir l’eau. Casser la noix de coco avec le marteau, ou la scier en deux. Extraire la pulpe à l’aide d’un couteau pointu et la couper en petits morceaux. Hacher finement les morceaux. Ajouter 20 cl d’eau chaude et mixer afin d’obtenir une purée lisse. La passer au chinoix, ou la verser dans un linge fin et le tordre pour en extraire le lait.

 

Pour la deuxième méthode, (avec la coco sèche râpée…), Faire bouillir 20cl d’eau avec 40grs de noix de coco râpée sèche. Couvrir et laisser infuser pendant 15 mns, hors du feu. Passer la pulpe au chinois en la pressant fort.

 

Petite touche perso : Si comme moi vous préférez un poisson plus ferme, laissez le macérer dans le citron pendant quatre heures, au frigo , avant d’y ajouter les légumes, vous pouvez également y ajouter deux carottes râpées

 

TERRINE DE PAPAYE

 

1.5 Kg de Papayes vertes, 3 oeufs, 30 cl de crème fraîche, 3 cuillères à soupe d’huile d’olive, 50  grs de parmesan, sel et poivre.

 

Couper les papayes en quartiers, retirer les pépins et la peau puis couper les quartiers en tranches. Faires chauffer l’huile à feu moyen dans une poêle. Ajouter les papayes. Faire cuire 15 min à feu doux sans faire dorer.

Préchauffer le four à 180°c.

Retirer les papayes de la poêle et les passer à travers une grille à légumes sur un saladier. Ajouter la crème fraîche, le parmesan, et les oeufs battus en omelette. Saler, poivrer. Verser la préparation dans un moule à cake beurré.

Faire cuire la terrine au four, au bain marie, pendant 45 mn.

Vérifier la cuisson avec une lame de couteau, si la terrine est cuite, la lame ressortira nette.

Laisser refroidir avant de réserver au réfrigérateur. Démouler lorsqu’elle est très froide. Servir avec un coulis de tomates.

 

PAIN DE PATATES DOUCES

 

275 grs de patates douces, 35 cl d’eau, 25 dl de lait de noix de coco, 3 bananes bien mûres, 175 grs de cassonade, 1 oeuf, 1 pincée de cannelle, 1 pincée de noix de muscade, le zeste d’un demi citron vert, 1/2 cuillère à soupe de rhum vieux, 25 grs de beurre.

 

Préchauffez le four à 200°c (6)

Râper les patates douces crues, écraser les bananes. Mélanger tous les ingrédients avec les patates douces et les bananes.

Verser dans un plat beurré et laisser cuire 1h environ. Servir chaud ou froid.

 

GALETTES D’AIL ET D’IGNAME

 

750 grs d’ignames, 2 gousses d’ail, 1 cuillère à soupe de ciboulette, sel, poivre noir, 1 oeuf, 20 grs de farine, 5 cl d’huile

 

Mélanger l’igname grossièrement râpé, l’ail et la ciboulette finement hachés, le sel et le poivre fraîchement moulu. Ajouter l’oeuf battu.

Remuer lentement. Incorporer la farine. Mettre l’huile à chauffer dans une grande poêle .

Pour faire une galette, verser une cuillère à soupe de la préparation dans la poêle et aplatir légèrement.

Vous pouvez en faire trois  ou quatre à la fois mais plus petites.

Laisser frire 2 à 3 mns sur chaque face jusqu’à ce qu’elles soient dorées puis les égoutter sur un papier absorbant.

Remuer la préparation avant chaque nouvelle fournée.

Servir chaud à l’appéritif, ou en accompagnement de viandes et poissons.

 

BOEUF AU COCO

 

1/2 l de lait de coco, 400 grs de boeuf, 100 grs de cacahuètes, un pincée de gingembre et de curry.

 

Emincer le boeuf en fines lamelles  de 10 cms de longueur à peu prés. que l’on plonge 5 min dans l’eau bouillante. Réduire en purée cacahuètes, gingembre et curry.

Faire chauffer le lait de coco dans une grande casserole et ajouter la purée puis la viande. Mélanger le tout et laisser cuire 5 min environ à feu doux.

Dresser sur un plat, servir avec du riz.

 

CHUTNEY DE NOIX DE COCO

 

2 noix de coco fraîches – 1 petit morceau de gingembre (1cm) – 2 petits piments verts – 1 cuillère à café de graines de cumin – 4 cuillères à soupe de feuilles de coriandre hachées finement – 1 jus de citron vert – sel

 

Casser les noix de coco par moitié, extraire et réserver le lait. Retirer la chair, enlever la peau brune. Hacher la chair. Peler le gingembre, fendre les piments, les égrener et hacher le tout finement.

Mettre tous les ingrédients dans un bol de robot ménager, mélanger avec le lait. On obtient un chetney épais et crémeux. Verser dans des pots stérilisés, fermer. Conserver au réfrigérateur, à consommer dans les trois semaines.

 

BEIGNETS D’INAA  (poisson ressemblant aux éperlans)

 

Pour 4 personnes : 500 grs d’inaa ou d’alevins – 200grs de farine – 1 oeuf – 1 tomate – 1 gros oignon blanc – 1 navet – 4 gousses d’ail – 5 brins de cive – sel poivre – huile de friture – 4 citrons verts

 

Laver soigneusement les inaa ou les alevins et les égoutter. Hacher finement la tomate, le navet, l’oignon blanc, l’ail et les brins de cives. Mélanger la farine, l’oeuf et une pincée de sel. Ajouter de l’eau en battant au fouet jusqu’à l’obtention d’une pâte fluide et lisse.

Ajouter les légumes et les aromates hachés, puis les inaa. Laisser reposer pendant 15 à 30 mns.

Remplir une louche de pâte et la verser dans le bain de friture en décrivant un mouvement circulaire, pour donner au beignet la forme d’une crêpe. Laisser dorer durant quelques minutes puis égoutter sur du papier absorbant. Faire de même avec le restant de pâte. On peut remplacer les inaa par des éperlans.

Consommer ces galettes avec du  jus de citron ou un coulis de tomate.

 

SAUTE DE REQUIN A L’AIL

 

800 grs de requin – 1 tête d’ail – 1 bouquet de persil – 2 c. à soupe de beurre – sauce soja – poivre

 

Emincer finement la chair du requin. la faire revenir dans 1 c. à soupe de beurre en mélangeant bien, jusqu’à ce qu’elle blanchisse. Jeter le liquide de la cuisson.

Faire à nouveau revenir la chair dans le restant de beurre. Mouiller avec la sauce de soja , suffisamment pour donner au poisson une couleur caramel.

Bien mélanger, afin que la sauce soit uniformément répartie.

Eplucher les gousses d’ail et laver le persil. Les hacher finement. Ajouter les aromates à la préparation et poivrer. Ne pas saler, Mélanger à feux doux, et servir sans attendre.

Servir avec du riz, des beignets d’aubergine et des légumes.

On pourra remplacer le requin par de la roussette ou de l’espadon.

 

 POELEE DE CARANGUE AU PIMENT

 

2 belles carangues ou daurades – 1 tomate – 1 oignon – 2 gousses d’ail – piment frais – un brin de persil – 1/2 cc de safran – 2 c à soupe d’huile d’olive – sel

 

Ecailler, vider et parer les poissons. Les poêler puis réserver au  chaud.

Emincer l’oignon, les gousses d’ail et le piment frais, et les mettre dans un faitout. Les couvrir de 30 cl d’eau, puis ajouter le safran. Cuire à petits frémissements et laisser réduire de moitié.

En fin de cuisson, ajouter la tomate coupée en petits morceaux, puis 1 c à soupe de persil haché et l’huile d’olive. Saler et poivrer.

Dresser les carangues et les napper de sauce, accopagner de riz.

 

 CROQUETTES DE PORC AU FAFA

 

1 kg de poitrine de porc – 500 frs de feuilles de fafa ou 400 frs de feuilles d’épinards cuits -

200 grs de farine – 200 grs de chapelure - 2 oeufs entiers – 50 grs de gruyère râpé – 1 jaune d’oeuf – 1 oignon – 1 gousse d’ail – 6 brins de cive – noix de muscade – sel – poivre et huile de friture.

Béchamel : 250 grs de farine – 250 grs de beurre – 1 gd verre de lait – poivre

Couper la poitrine de porc en petits morceaux, et la mixer. Réserver.

Cuire les feuilles de fafa dans l’eau bouillante salée et légèrement citronnée pendant 30 mn à couvert.

Préparer la farce : faire revenir dans un faitout l’oignon et la gousse d’ail hachés, et les brins de cive ciselés. Ajouter les hachis de porc et de fafa. Laisser mijoter durant 10 mn à couvert.

Laisser refroidir et réserver.

Préparer la sauce béchamel en faisant fondre le beurre sans le colorer, y incorporer la farine et remuer avec un fouet, ajouter doucement le lait sans cesser de remuer jusqu’à obtention d’une sauce lisse et assez épaisse. Poivrer et saler. Eteindre le feu.

Mélanger la béchamel à la farce légèrement refroidie. Y ajouter ensuite le jaune d’oeuf, la pincée de noix de muscade, et le gruyère râpé. Bien mélanger le tout pendant 10 mn.

Mettre la préparation sur une plaque beurrée, et l’étaler sur 1,5 cms d’épaisseur. Mettre la plaque au réfrigérateur durant 4h.

Sortir la plaque et découper dans la pate des bâtonnets de 4 cms de long.

Faire chauffer l’huile de friture. ..Pendant ce temps, battre les oeufs entiers, fariner quelques bâtonnets, les temper dans les oeufs battus et les enrober ensuite de chapelure, puis les plonger dans la friture. Laisser dorer puis éponger.

Servir ces croquettes avec des tomates à la provençale.

 

POE DE BANANE

 

1 kg de bananes – 25 cl de lait de coco – 40 grs d’arrow-roat – 50 g de sucre en poudre – 1 gousse vanille

 

Eplucher les bananes et les couper en rondelles épaisses de 1,5 cm, les disposer dans une casserole avec un peu d’eau. Ajouter la gousse de vanille fendue en deux. Cuire les bananes à feu doux en remuant sans cesse, jusqu’à l’obtention d’une purée lisse. Réserver.

Préchauffer le four à 170°c (th. 5-6).  Délayer l’arrow-root dans  1 litre d’eau froide.

L’incorporer à la purée. Ajouter le sucre et mélanger.

Beurrer un plat à gratin et y verser la préparation. Cuire durant 20 mn. Augmenter la température du four à 200° (th. 6-7), et poursuivre la cuisson durant 20 mn.

Dès la sortie du four, arroser le poe de lait de coco et le couper en gros cubes de 3 cms environ. Servir chaud ou froid.

 

Cliquer sur ce lien ci dessous :

images.google.fr/imgres?imgurl=http://nccuis.ifrance.com/_vanuatu/Homme%2520Vanuatu.jpg&imgrefurl=http://nccuis.ifrance.com/_vanuatu/vanuatu1.htm&h=326&w=232&sz=12&tbnid=oD6jI1GgBIBVPM:&tbnh=114&tbnw=81&hl=fr&start=382&prev=/images%3Fq%3Dfidji%26start%3D380%26svnum%3D10%26hl%3Dfr%26lr%3D%26rls%3DGGLD,GGLD:2005-42,GGLD:fr%26sa%3DN

 

TOURTE A LA BANANE

 

350 grs de farine – 225 grs de beurre – 2 oeufs entiers – 1 jaune d’oeuf – 1 pincée de sel et de l’eau

Pour la compote de bananes : 500 grs de bananes et 150 grs de sucre en poudre

Préparer la pâte brisée avec la farine, le beurre, les oeufs entiers, le sel et l’eau. Laisser reposer et réserver.
Confectionner la compote de bananes en les coupant en rondelles, les mettre dans une casserole avec le sucre et un peu d’eau. Les faire cuire à feu doux pendant environ 1 heure.
Abaisser la moitié de la pâte et foncer un moule.
Garnir celle-ci de la compote de bananes. Etaler le reste de la pâte et le poser en couvercle sur la tarte. Rentrer les bords à l’intérieur et les souder en les humectant avec un peu d’eau.
Découper un cercle de pâte au centre de la tourte, et confectionner une petite cheminée pour laisser échapper la vapeur, en y glissant un petit tube d’aluminium. Ensuite, enduire la pâte de jaune d’oeuf battu.
Cuire à four chaud Th 7 – 8 pendant 30 mns environ.

 

SOUFFLE AU COCO

 

2 noix de coco – 8 blancs d’oeufs – 1 pincée de sel – sucre glace -

crème : 25 cl de lait – 3 jaunes d’oeufs – 50 grs de sucre en poudre – 1 c. à soupe de farine et 1 gousse de vanille

Porter le lait à ébullition avec la gousse de vanille fendue en deux. Couvrir et laisser infuser à feu doux durant 10 à 15 mns. Enlever la vanille.
Fouetter les jaunes d’oeufs et le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Incorporer la farine, puis le lait progressevement. Battre le mélange au fouet jusqu’à l’obtention d’une crème onctueuse.
Verser le mélange dans ue casserole, et chauffer à feu doux en fouettant constamment durant 2 mns, jusqu’à ce que la crème nappe la cuillère.
Laisser refroidir la crème pâtissière.

Scier les noix de coco en deux. En extraire la pulpe avec la pointe d’un couteau – pour faciliter le décollement de la chair, donner de petits coups de marteau sur la coque, et la râper Monter les blancs d’oeufs en neige ferme avec une pincée de sel. Verser la crème pâtissière dans une jatte. Incorporer délicatement les blancs d’oeufs montés en neige.
Ajouter la noix de coco râpée.
Remplir les moitiés de noix de coco avec le mélange.
Mettre au four th .6 durant 20 mn.
Saupoudrer de sucre glace et servir aussitôt.

 

SALADE DE CRABE A LA MANGUE

 

INGREDIENTS (pour 4 personnes)

2 tourteaux de 600 g ou deux boites de miettes de crabe
200 g de pousses de soja
1 mangue
huile / vinaigre
soyou
poivre

PREPARATION

Nettoyer et trier les pousses de soja.
Plonger les 1 min dans l’eau bouillante. Egoutter, bien les rincer à l’eau froide, égoutter à nouveau, et disposer les au fond du plat.

Emietter le crabe. (Si vous prenez des crabes frais ; les cuire 15 min au court-bouillon, puis décortiquer la chair).
Découper la mangue en petits dés répartis sur tout le plat.

Verser la vinaigrette. (Lorsquon utilise du soyou, il n’est pas nécessaire de saler).
Servir bien frais.

 

SALADE DE THON A LA BANANE

 

INGREDIENTS (pour 4 personnes)

1 boite de thon nature / 1 joli morceau de thon cuit, 3 bananes à peine mûres, 100 g de riz, 2 poivrons rouges, crème fraîche, curry, sel / poivre, huile et vinaigre

 

PREPARATION

Cuire le riz mais attention, il doit rester ferme. Le laisser refroidir.
Emietter le thon.
Découper les poivrons en petits dés et les bananes en rondelles.

Mélanger le tout et verser la sauce composée d’une grosse cuillerée de crème, d’une pincée de sel et de poivre, de 5 cuillerées à soupe dhuile et de 2 de vinaigre.

Saupoudrer de curry.
Servir très frais.

 

FAFARU

 

PREPARATION

Les polynésiens sont très partagés à propos du fafaru, à vous de juger.

Ingrédients pour 6 personnes :

Quelques chevrettes (ou crevettes) fraîches
Poisson très frais (thon, filets de rougets, de perroquets).

Le fafaru se prépare en 2 temps.
Dans un bocal rempli d’eau de mer, mettre quelques chevrettes et laisser macérer deux jours. Passé ce délais, filtrer la préparation.

Découper en dés le poisson frais et laisser mariner dans la préparation 2 ou 3 h, jusquà 8 h si vous le préférez fort.

Ne vous laissez pas impressionner pas l’odeur. Certains mangent le fafaru accompagné d’ail frais.

MAHI MAHI

 

PREPARATION

Ingrédients pour 4 personnes :


4 tranches de poisson
1 gousse de vanille fraîche
50 cl de crème fraîche liquide
sel / poivre

Préparation :

Dans une petite casserole, faire chauffer la crème fraîche (sans cesser de remuer pour quelle n’accroche pas) avec la gousse de vanille fendue sur toute sa longueur. Saler et poivrer.
Et servir chaud avec le poisson grillé.

 

PUNU PUATORO

 

PREPARATION

Ingrédients pour 6 personnes :


2 boites de corned-beef
1 oignon
1 gousse dail
1 petite boite de petits pois
Poivre, curry.

Préparation :


Faire revenir l’oignon émincé et l’ail préalablement haché.

Ajouter le corned-beef (que l’on peut dégraisser).

Il n’est pas recommandé de saler car la viande l’est déjà. En revanche, poivrer et saupoudrer généreusement de curry.

Ajouter les petits pois.
Laisser mijoter et servir avec le uru.

 

 

FIRI FIRI

 

Quelle mama ne prépare pas de FIRI-FIRI pour le petit-déjeuner du dimanche matin ? Chacune a sa recette, son petit "plus"…

 

INGREDIENTS

300 g de farine, une pincée de sel, 100 g de sucre, 15 g de levure de boulanger, 20 cl d’eau de coco, huile, sucre glace

 

PREPARATION

Dans un large saladier, mélanger farine, sel, levure et sucre en poudre.

Pétrir fermement en ajoutant l’eau de coco et près d’un ½ l deau. La pâte obtenue est assez liquide.

Couvrir le saladier et laisser reposer 3 h.
Dans une poêle, faire chauffer l’huile de friture.

Puis, cuire vos beignets (en forme de petites boules, ou si vous utilisez une poche à pâtisserie à grosse douille, en forme de 8 ou circulaires), pendant 2, 3 min sur chaque face.

Les plonger dans le sucre glace et déguster.

 
POE BANANE

 

INGREDIENTS (pour 6 personnes)

6 bananes bien mûres, 1/2 gousse de vanille, amidon de manioc en poudre, sucre en poudre, lait coco.

 

PREPARATION

Peler et couper les bananes en rondelles. Les mettre dans une casserole avec un peu d’eau et la ½ gousse de vanille fendue dans le sens de la longueur. Faire chauffer à feu doux et écraser les fruits jusqu’à l’obtention d’une purée.
(Il est possible selon les goût d’ajouter un peu de sucre dans la purée de fruits).

Mesurer la quantité de purée obtenue. Et, pour 3 bols de purée, ajouter 1 bol d’amidon. Mélanger avec force.

Beurrer votre plat (ou la plaque du four), et étaler votre préparation sur 2 à 3 (maxi) cm dépaisseur. Mettre au four moyen une bonne ½ heure. Puis, passer sur thermostat 7 et laisser encore 10 min.

Une fois qu’il est cuit, découper le poe en cubes, arroser de lait coco et saupoudrer de sucre.

Le poe se déguste chaud ou froid.

CONSEILS

Les Poe sont traditionnellement cuits avec les autres mets dans le four tahitien. Rien nempêche de les préparer au four ; ils restent succulents, mais attention, pour le moins caloriques !

 

CREME COCO ET CITRON VERT

 

PREPARATION

 

Ingrédients pour 4 personnes :


1 citron vert non traité, 25 cl de lait coco, 25 cl de lait, 1/2 gousse de vanille, rhum de cuisine, 70 g de sucre, 3 oeufs, maïzena, 2 feuilles de gélatine (2 x 2 g).

 

Préparation :
Mettre à tremper les feuilles de gélatine dans l’eau froide.
Faire bouillir le lait en y ajoutant la 1/2 gousse de vanille fendue dans le sens de la longueur.

Dans une terrine, fouetter les 3 jaunes d’oeufs et incorporer le sucre. Saupoudrer d’une ½ cuillerée à café de maïzena, bien mélanger.

Verser petit à petit le lait bouillant (débarrassé de la vanille), tout en fouettant doucement.

Remettre la préparation à chauffer, à feu doux. Ne pas laisser bouillir. Remuer constamment jusquà ce que le mélange épaississe et nappe la cuillère.
Retirer du feu. Ajouter le zeste de citron vert.

Faire fondre à feu doux la gélatine dans une cuillerée à soupe deau, et lajouter au lait coco. Mélanger à la crème dès que celle-ci aura refroidie. Ajouter une bonne cuillerée à soupe de rhum.

Mettre 2 heures au réfrigérateur et servir frais.

 

BANANE ROBINSON

 

INGREDIENTS (pour 4 personnes)

1 banane par personne, sucre roux, rhum

 

PREPARATION

Disposer les bananes avec leur peau sur le gril, et les laisser environ 1/4 d’heure en les retournant régulièrement.

Elles doivent noircir mais  surtout  ne pas brûler.

Les retirer du gril et déguster à la petite cuillère en ajoutant du sucre, quelques gouttes de rhum et pourquoi pas avec de la glace au chocolat.

 

OMELETTE SOUFFLEE A L’ANANAS

 

INGREDIENTS (pour 4 personnes)

1 petite boite d’ananas
8 oeufs
50 g de sucre en poudre
50 g de beurre
rhum

 

PREPARATION

Couper l’ananas en dés.

Dans une terrine, mélanger les jaunes d’oeufs, le sucre et 1 bonne cuillerée à soupe de rhum.

Fouetter les blancs en neige et incorporer les rapidement mais délicatement au mélange.
Dans une poêle, faire dorer l’ananas dans le beurre. Verser la préparation et mélanger toujours à feu vif.

Dès que l’omelette commence à cuire, retirer du feu, incliner la poêle et plier la en deux. La placer sur un plat préalablement beurré et mettre 5 min à four chaud.

Sortir du four, arroser de rhum et flamber en servant.

Vous pouvez également utiliser des bananes (4, bien mûres) coupées en rondelles à la place de l’ananas.

 

CREME DOUCE A L’AVOCAT

 

INGREDIENTS

2 avocats
1 citron
Sucre en poudre
Grand-Marnier
Fruits confits

 PREPARATION

Couper les avocats en deux. Sortir les noyaux et vider avec une petite cuillère.
Ecraser la chair. Ajouter le jus de citron et 2 cuillerées à soupe de sucre.

Parfumer avec 1 cuillerée à soupe d’alcool.
Mettre la crème dans de petits ramequins ou utiliser les 1/2 écorces d’avocats.

Décorer de fruits confits.

Servir bien frais.

 

 

CRÈME VANILLÉE A LA PATATE DOUCE

 

        Temps de préparation: 30 mn
        Temps de cuisson     : 40 mn

 

Ingrédients pour 6 personnes :

 800 gr de patates douces blanches

1 bâton de vanille de Tahaa

150 gr de sucre

2 verres d’eau tiède ou de lait

 

Matériel : Un mixeur ou un presse purée

 

Conseils :

On peut sucrer davantage  selon les goûts et garnir de chantilly.

(Sert de crème en pâtisserie, tartes, choux,  crêpes.)

Le sucre peut être remplacé par du lait condensé.

 

Préparation

Peser et rassembler tous les ingrédients
Laver les patates douces et les cuire en robe des champs dans une eau légèrement sucrée pendant 30 a 40 mn. Elles doivent être bien cuites (la peau éclate et se détache). Égoutter et peler. Mixer les patates douces avec le sucre et la vanille (intérieure de la gousse de vanille) et un peu d’eau tiède. Rajouter selon la consistance un peu plus d’eau et de sucre selon le goût.
Servir la crème dans des coupes. Réserver au réfrigérateur. Servir frais.

 

 CURRY DE PORC AU TARUA (taro)

        Temps de préparation: 30 mn
        Temps de cuisson     : 1 h

 

Ingrédients pour 6 personnes :

 

1 kg de Tarua

1,5 kg de porc (échine)

6 c à s de curry

6 c à a de paprika

1 oignon

2 gousses d’ail

2 c à s de farine

2 c à s d’huile

20 cl de lait de coco

sel, poivre

 Matériel : Une cocotte

 Conseils :

On peut remplacer le porc par de l’agneau ou du mouton et ajouter à la recette des courgettes émincées en grosses rondelles


Préparation

Peser et rassembler tous les ingrédients
Laver et éplucher le taura, le tailler en cubes et le blanchir 10 mn a l’eau salée. Égoutter. Réserver.
Éplucher et ciseler l’oignon. Piler l’ail. Réserver
Couper l’échine en cubes
Dans une cocotte faire revenir le porc puis l’oignon. Saupoudrer de curry, de paprika, singer avec la farine. Saler, poivrer. Mouiller à l’eau, ajouter l’ail et le tarua. Cuire 40 mn en remuant régulièrement.
Rectifier l’assaisonnement. Lier au lait de coco. Servir chaud.

 

POE TARO

        Facile
        Temps de préparation: 30 mn
        Temps de cuisson     : 1 h

 

Ingrédients pour 6 personnes :

3 taros

1 feuille de bananier intacte

1 ananas

500 gr d’amidon de manioc

1 c à s d’huile

sucre en poudre

1 gousse de vanille

2 noix de coco râpées

 

Conseils :

L’ananas rendra le poe plus léger
La feuille de banane peut être remplacée par du papier sulfurisé


Préparation :

Peser et rassembler tous les ingrédients
Laver et éplucher les taros et l’ananas. Tailler les taros en cubes et les cuire dans de l’eau sucrée (1 c à s). Râper l’ananas grossièrement.
Préparer la feuille de bananier en la passant sur la flamme très rapidement pour la ramollir et la badigeonner d’huile. Presser le lait de coco et la réserver.
Des que les taros sont cuits, les égoutter et les réduire en purée.
Mesurer avec un verre les proportions suivantes : pour 2 volumes de taros + 2 volumes d’ananas râpé, ajouter 1 volume d’amidon et ½ volume de sucre. La quantité de sucre peut varier en fonction des goûts. Bien mélanger et ajouter la vanille (intérieur de la gousse de vanille). Goûter.
Disposer le poe au milieu de la feuille de bananier. Replier soigneusement. Mettre dans un plat légèrement huilé.
Cuire au four TH5-6 (150o à 175o) pendant 45 mn environ. La feuille de bananier dégagera une odeur de brûlé mais le poe ne serait peut être pas encore cuit. Vérifier la cuisson.
Une fois cuit, sortir du four, déplier délicatement la feuille de bananier et disposer le poe dans un plat de service. Couper le poe en morceaux et verser du lait de coco. Servir avec du lait de coco séparément.

 

QUICHE DE KONE (Nouvelle Calédonie)

 

Ingrédients :


Pâte brisée

filet de cerf : 3 belles tranches

lait : un gros bol

gruyère râpé : 200 grs

noix de muscade : une cuillérée à thé

un petit cube de crème fraîche

deux beaux oignons

sel, poivre : une pincée de chaque

persil chinois : un bouquet

un peu d’huile d’arachide

Etapes


- déposer votre pâte brisée sur le papier sulfurisé.

- déposer l’ensemble sur le fond de votre moule

- Piquer légèrement la pâte

- Faire revenir dans une poêle les oignons émincés fins

- Les laisser de côté

- Dans cette même poêle, faire cuire, bien dorés, le cerf découpé en très fines lamelles puis rajouter les oignons

- Faire griller légèrement l’ensemble

- Déposer sur votre pâte le cerf et les oignons. Bien répartir

- Dans le gros bol, mélanger crème fraîche, gruyère et un peu de lait

- Rajouter la noix de muscade et le persil découpé très fin

- Faire couler la préparation sur votre viande

- Mettre à four chaud (180°) pendant une vingtaine de minutes

- Déguster avec une belle salade verte + croutons + ail

 

LANGOUSTINES A LA VANILLE

 

Ingrédients :

1 gousse de vanille
30 ml (2 c. à soupe) de rhum
45 ml (3 c. à soupe) d’huile d’olive ou canola
12 grosses langoustines (9-12)
2 poireaux
1 carotte
Au goût, sel et poivre  

 

 Méthode :

Fendre la gousse de vanille en 2 dans le sens de la longueur et bien gratter afin de libérer les grains de vanille. Les déposer dans un petit bol et ajouter 15 ml (1 c. à thé) de rhum. Laisser infuser une trentaine de minutes. Ajouter 30 ml (2 c. à soupe) d’huile.

Parer les langoustines : à l’aide de ciseaux de cuisine, couper le dessus des langoustines afin de libérer la chair; la laisser attachée par la queue et la déposer sur le dessus de la carapace (ou les couper en 2 dans le sens de la longueur). Les placer côte à côte dans un plat allant au four. Les badigeonner avec un peu de l’huile aromatisée à la vanille. Réserver au frigo quelques heures.

Couper les blancs de poireaux (conserver les parties vertes pour un usage ultérieur) en julienne. Couper aussi la carotte en julienne très fine.

Cuire les poireaux et les carottes dans un poêlon avec le reste de l’huile (15 ml ou 1 c. à soupe) quelques minutes; ne pas laisser colorer. Ajouter un peu d’eau si nécessaire. Assaisonner et réserver.

Pour la finition
Chauffer le four à 400° F (200° C). cuire les langoustines de 8 à 10 minutes maximum. Saler et poivrer.

Si désiré, chauffer le reste du rhum et le verser sur les langoustines chaudes. Faire flamber et dresser sur un lit de poireau et carotte. Arroser de l’huile vanillée restante.
 

ARTICHAUTS A LA TAHITIENNE

 

Ingrédients :
6 artichauts
4 filets de daurade de 100 g chacun
6 citrons verts
3 tomates
4 oignons
1 jaune d’œuf
1 cuill. à soupe de moutarde
6 olives noires
1 cuill. à café de tabasco
thym
sel, poivre
 
 
Etapes :

- Coupez les filets de poisson en dés. Mettez-les dans une terrine. Arrosez-les avec le jus des citrons. Salez, poivrez. Laissez mariner 4 heures.
- Faites cuire les artichauts dans de l’eau bouillante salée. Égouttez-les. Retirez les feuilles et le foin. Réservez les fonds (vous pouvez utiliser des fonds d’artichauts en boîte).
- Faites fondre à la poêle les tomates et les oignons émincés. Salez, poivrez. Ajoutez du thym effeuillé. Passez au moulin à légumes.
- Dans un bol, mettez le jaune d’œuf, la moutarde et versez peu à peu le coulis de tomates, en montant au batteur, comme une mayonnaise. Ajoutez le tabasco.
- Égouttez le poisson. Versez-le dans la sauce. Mélangez bien. Garnissez-en les fonds d’artichauts. Décorez avec 1 olive noire sur chaque fond.
 
 
Conseils :
Si vous craignez que le tabasco ne soit trop fort, supprimez-le et poivrez simplement la sauce.

 

 

Gâteau de crevettes au chou vert

Pour 4 personnes :

12 crevettes – 1 petit chou vert – 125g de beurre – 2 oeufs entiers – 10 cl de crème fraîche + noix de muscade / Pour la sauce : 2 citrons verts – 200 g de beurre et ciboulette.


Eliminer les feuilles extérieures du chou. Le couper en 4. Enlever le trognon. Séparer les feuilles, retirer les côtes. Découper en lanières de 2 cm de large. Plonger les dans de l’eau bouilante salée pendant 3 mn. Les retirer, les égoutter et réserver.

Détacher les queues des crevettes et les décortiquer. Fendre en 2 dans le sens de la longueur les queues et retirer le boyau noir.
Dans un bol, fouetter 2 oeufs entiers avec 10 cl de crème fraîche, sel, poivre et une "râpée" de noix de muscade.
Dans 100 g de beurre, faire revenir les crevettes dans une sauteuse sur feu moyen pendant 1 mn. Les retirer avec une écumoire et les réserver.
Dans le même beurre, cuire à couvert, les lanières de chou pendant 6 mn sans les faire colorer. Assaisonner de sel et poivre.
Prélever le zeste de 2 citrons et réserver leur jus.
Dressage et cuisson du gâteau :
Frotter avec un morceau de beurre l’intérieur de 4 ramequins individuels. Remplir chaque ramequin de chou dans lequel on aura mélé demi-queues de crevettes.
Répartir le contenu du bol (oeufs battus-crème fraîche) dans les 4 ramequins en laissant bien pénétrer le mélange.
Chauffer le four à 210°-th.7 pendant 10 mn. Poser sur le fond du plat une feuille de journal pliée en deux, verser 2 m d’eau chaude. Placer les ramequins dans le plat, les recouvrir d’une feuille de papier aluminium. Mettre le plat au four pour 15 mn

Préparation de la sauce :

Dans une casserole, porter à ébullition 1 cuillerée à soupe d’eau et le jus des citrons. Ajouter 4 cuillerées à soupe de tiges de ciboule détaillées en lanières et aussitôt 200 g de beurre froid par petits morceaux. Fouetter sans cesse pour lier la sauce. Assaisonner de sel et poivre.
Finition et présentation :
Démouler les gâteaux en retournant les ramequins sur des assiettes chaudes individuelles. Napper le fond de l’assiette d’un peu de sauce et parsemer le gâteau de zestes de citron.
Vin suggéré : Mâcon blanc

 

 

brochettes de dinde hawaïenne
pour 4 personnes

 

préparation : 20mn
marinade : 30mn cuisson: 10mn
ingrédients : 800 g de filet de dinde. 1 ananas. 8 tomates
marinade : 20cl de miel, 6c à soupe d’huile , 2c à soupe de moutarde douce, 2c à soupe de jus de citron, le zeste d’1 citron

Mélangez le miel, l’huile, la moutarde, le jus et le zeste de citron.
Coupez les filets de dinde en carrés de 2,5cm de côté.
mettez à mariner 30mn.
coupez les tomates et l’ananas en morceaux.
montez les brochettes en alternant dinde marinée, tomate, ananas…
faites cuire au gril 5 mn de chaque côté.
badigeonnez de marinade avant de retourner les brochettes

 

Filets de perroquet panés au coco

(attention, ce n’est pas de la même famille que les ara)

 

Ingrédients pour six personnes :

3 perroquets (les poissons bien sûr, pour ceux qui ne savent pas – ou du saumon si vous n’en avez pas.) – 2 oeufs – 2 cocos râpées – sel poivre – 1 bol de lait coco – huile d’arachide.


Lever les filets de perroquets.
Dans un plat battre les oeufs en omelette, saler et poivrer. Tremper les poissons dans les oeufs et les paner avec le coco râpé. Dans une poêle mettre l’huile et cuire les filets panés à feu très doux.

Une fois cuits, dresser sur assiette et napper de lait de coco.
Vin conseillé / Montagny blanc

 

suite des recettes dans un autre billet     Maururu à Diablo et Nelly…..

 

 

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